Accueil Société

Le vaccin de Moderna, un autre outil pour surmonter l’urgence

L’instance régulatrice européenne EMA a approuvé ce mercredi le vaccin de la firme américaine Moderna, qui repose également sur la technologie de l’ARN messager. De son côté, Pfizer s’est engagé à respecter son carnet de commandes jusqu’à fin mars, ce qui permettra à la Belgique de déployer sa stratégie vaccinale comme prévu.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Un autre outil pour surmonter l’urgence actuelle » : c’est ainsi qu’Emer Cooke a qualifié l’approbation du vaccin de la firme américaine Moderna, ce mercredi, par l’Agence européenne du médicament (EMA) qu’elle dirige. Cette autorisation, recommandée « par consensus » au sein du comité des médicaments à usage humain, donne une impulsion aux campagnes de vaccination dans les 27 pays de l’UE où les critiques montent contre la lenteur du processus, en retard par rapport aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou à Israël.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

11 Commentaires

  • Posté par seghers emmanuel, jeudi 7 janvier 2021, 10:57

    La Belgique a un plan de vaccination et l'on peut se réjouir de cela. La stratégie est bonne pour ce que j'ai pu voir dans la presse et avoir un plan qui s'ajuste au fur et à mesure c'est tout à fait normal. Ceci n'est pas une course par rapport aux autres pays et en plus on parle d'accélération. Un seul point qui n'a pas à voir avec l'exécution du plan concerne à nouveau la communication et je ne comprends pas que les médecins ayant signé cette carte blanche pour accélérer la vaccination du personnel soignant pourrait démontrer à nouveau que l'on ne les a pas impliqué dans la stratégie au départ. Je crois aussi que l'implication de l'Europe était nécessaire car vu l'état des finances belges on n'aurait très probablement pas eu des doses ARNm rapidement les autres pays se seraient servi bien avant.(Israel a payé plus cher). Alors les discussions sur Big Pharma Pfizer etc c'est un autre débat mais je suis content qu'ils existent. Notons toute fois que Pfizer a refusé les aides d'état américaines (ne faisant pas partie du plan Trump) pour garder de l'indépendance et que la technologie vient de BioNtech (Allemagne) qui a reçu tardivement des subventions de l'Etat Allemand. Pour Moderna ils travaillent en recherche depuis près de 11 ans sans 1$ de chiffre d'affaire. Ils ont aussi été aidé financièrement par une multitude d'organisation/sociétés américaines. Maus ce débat reste long. Une point que monsieur Raspe pourrait clarifié cela concerne le vaccin AstraZeneca qui d'après ce que j'ai lu est un vaccin adénovirus recombinant utilisant l'adénovirus humain ou de singe comme Spoutnik. J'entends beaucoup de personnes à la télé qui disent que c'est un vaccin plus classique ce que je ne crois pas ce serait la première fois que l'on applique celui ci à l'humain mais utilisé en milieu vétérinaire. Remarque: Si demain on me demande de me faire vacciner j'y vais sans problèmes je préfèrerais être vacciné par ARNm plus par intérêt sur cette formidable révolution médicale.

  • Posté par seghers emmanuel, jeudi 7 janvier 2021, 18:24

    Mr Raspe merci beaucoup je ne voulais absolument pas vous prendre du temps. Comme je suis pensionné je comprends. Bien à vous

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 7 janvier 2021, 14:23

    Cher monsieur Seghers, j'ai tenté de vérifier rapidement si la plateforme vaccinale d'Astra Zeneca (un adénovirus de chimpanzé capable d'infecter les cellules humaines mais incapable de s'y reproduire, ce qui le rend inoffensif) avait été déjà utilisée dans un vaccin approuvé. Je n'ai pas trouvé l'information pour la plateforme AstraZeneca. Par contre, un vaccin de Johson&Johnson basé sur une technologie similaire dirigé contre Ebola a été approuvé (https://www.nytimes.com/interactive/2020/health/oxford-astrazeneca-covid-19-vaccine.html). Comme le vaccin AstraZeneca est un des premiers vaccins basés sur cette plateforme vaccinale à faire l'objet d'une demande d'agrément, la prudence de l'EMA considérée par d'aucuns comme de la procrastination bureaucratique, se justifie. Ce vaccin s'apparente plus à un vaccin classique que les vaccins à ARN ou à ADN nu du fait que c'est un virus entier qui est injecté. Il est différent car il introduit le code pour produire la protéine du pathogène ciblée par les cellules du patient injecté. Compte tenu de ma charge de travail, j'investiguerai cette question plus tard dans mes temps libres. Je désire vérifier entre autre si des vaccins ne sont pas basés sur des virus dont les protéines de surface ont été modifiées pour inclure des fragment immunogénique de la protéine de SARS-Cov2 ciblée par le vaccin. Dans ce cas, le virus vaccinal ne devra pas pénétrer dans les cellules du patient vacciné pour y contrôler la production de l'antigène viral ciblé. Ce type de vaccin sera très proche des vaccins classiques basés sur les pathogènes atténués ou inactivés. Un dernier type de vaccin possible est d'injecter une protéine du pathogène ciblé ou une partie de celle-ci produite in vitro. Le développement de ce type de vaccin (si je me souviens bien utilisé pour l'hépatite et HPV) est beaucoup plus long parce qu'il comporte la mise au point de la purification de cet antigène dans des conditions GLP. Pour les vaccins ARN, comme le support vaccinal est très fragile, en condition d'exploitation à grande échelle (pas en condition d'étude clinique), il faut peut être s'assurer de l'efficacité de la vaccination par un test sérologique quelques mois après la vaccination. On est pas à l'abri d'une rupture accidentelle de la chaîne du froid lors de la vaccination en masse. Pour la vaccination de la population normale, j'opterais plutôt pour les vaccins adenovirus pour des raisons de sécurité logistique. Si j'ai bien compris leur intentions, c'est la logique de la stratégie vaccinale de nos autorités.

  • Posté par Baeyens Remi, mercredi 6 janvier 2021, 20:40

    Cela cache l'incurie qui règne en Belgique. La vaccination est trop lente. Avec les 300 000 doses on aurait déjà pu vacciner au moins une bonne centaine de millier de personnes or on compte que quelques centaines de personnes. Où est le problème ? Personne n'en parle.

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 7 janvier 2021, 15:45

    Ne vous meprennez pas monsieur Naeije, j'espère aussi que la population et les plus fragiles d'entre nous soient vaccinés le plus vite et surtout le plus efficacement possible. Mais vos propos dépassent ce constat et accusent injustement nos autorités. Les fabricants de vaccins ont un rôle fondamental dans la vitesse à laquelle les vaccins sont disponibles. Le rôle des autorités est d'exploiter au mieux ces livraisons pour vacciner efficacement. Je ne pense pas que l'on ait des évidences probantes que cela ne soit pas le cas. J'imagine aussi qu'aux EU, au Royaume Uni et en Israel, la procédure de vaccination a d'abord fait l'objet de tests à blanc et de tests à petite échelle avant une accélération de la procédure. C'est juste de la bonne gestion opérationnelle. Il faut que la procédure soit rapide mais aussi qu'elle soit efficace et que le vaccin ne se dégrade pas en cours de route. Nous ferons un bilan à la fin du mois si vous le voulez bien.

Plus de commentaires

Aussi en Société

Prisons: un rapport pointe la dureté des cachots belges

Dans une étude fouillée, le Conseil central de surveillance pénitentiaire décrit les cellules de punition au sein des établissements pénitentiaires. Certaines sont loin des balises édictées par l’arrêté royal de 2019.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs