Repas de Noël dans un commissariat de Molenbeek: une information ouverte au parquet

Repas de Noël dans un commissariat de Molenbeek: une information ouverte au parquet
Belga

Un dossier est à l’information concernant le repas de Noël dans un commissariat de Molenbeek, mais aucune décision n’a encore été prise en rapport, a indiqué jeudi le parquet de Bruxelles, confirmant une information du quotidien La Dernière Heure (DH) faisant état d’une enquête ouverte par le parquet.

Le Collège des procureurs du roi a communiqué le 15 décembre, avant les vacances, sur les fêtes illégales. Il a notamment fait valoir que les montants des amendes augmentaient à 750 euros (précédemment 250 euros) pour chaque participant, et à 4.000 euros (précédemment 750 euros) pour l’organisateur.

Pour chaque lockdown party, le parquet est appelé à se prononcer et il peut également décider de citer directement les suspects à comparaître devant le tribunal. Une image montrant des policiers autour d’une raclette dans un commissariat de Molenbeek-Saint-Jean a été diffusée le week-end après Noël sur les réseaux sociaux. Les agents appartiennent à une même brigade et travaillent ensemble au quotidien.

En réaction à la diffusion de la photographie, le chef de corps de la police de Bruxelles-Ouest a immédiatement diligenté une enquête pour identifier les policiers qui ont pris part au repas. « Au regard des règles sanitaires en application, des procès-verbaux Covid seront dressés à charge des participants », a assuré, dès le dimanche suivant la diffusion, la police locale par communiqué.

« Navrant »

Le service « Enquêtes individuelles » est chargé de faire une enquête approfondie pour établir les circonstances de l’infraction. Le responsable de l’équipe a été écarté à titre provisoire le temps de l’enquête, selon la DH.

En réaction à cette affaire, la police de Bruxelles-Ouest a tenu à assurer que les mesures pour lutter contre la propagation du Covid-19 sont strictement d’application au sein de ses différents bâtiments et que les dispositions préventives et de protection sont mises en œuvre : « Notre zone de police compte plus de 900 collaborateurs et il est navrant que la propagation d’une image puisse avoir un impact sur l’ensemble des autres membres du personnel ».

 
 
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