Charles Michel: «Trump, c’est déjà du passé sur la scène internationale»

Charles Michel: «Trump, c’est déjà du passé sur la scène internationale»
AFP

La page Donald Trump est tournée, c’est déjà du passé sur le plan international », a tranché jeudi le président du Conseil européen Charles Michel, au lendemain de l’invasion du Capitole par des partisans pro-Trump et quelques heures après la confirmation de Joe Biden comme prochain président des Etats-Unis.

« C’est au Congrès de déterminer de quelle manière il travaillera pour les 13 prochains jours », jusqu’à la prestation de serment de M. Biden le 20 janvier prochain, a ajouté M. Michel, lors d’une intervention sur le plateau de « Jeudi en prime » (RTBF).

Dans le même temps, la présidente de la Chambre des représentants aux Etats-Unis, Nancy Pelosi, affirmait qu’écarter Donald Trump du pouvoir était une « urgence de la plus haute importance ».

Si l’affaire est entendue au niveau international, Charles Michel dit ne pas sous-estimer l’impact du président sortant sur les affaires intérieures aux USA. « Il y aura un défi, pour l’administration Biden, de réconciliation et de rassemblement, c’est un enjeu partout dans le monde de rassembler plutôt que d’exacerber les tensions », a commenté le Belge.

« Les lignes rouges ont été franchies les unes après les autres »

Le président du cercle des chefs d’État et de gouvernement de l’UE reconnaît que les événements de mercredi à Washington ne constituent pas une surprise complète, vu le « cheminement » qu’a suivi Donald Trump. L’UE avait d’ailleurs préparé « différentes options » pour l’avant et l’après-élections américaines afin de faire face à diverses éventualités.

Prudent ces derniers mois dans ses expressions concernant le président républicain, Charles Michel a reconnu jeudi que la coopération avec les Etats-Unis s’était avérée « extrêmement difficile » ces dernières années. Il a cité le départ des Etats-Unis des accords de Paris sur le climat (M. Biden s’est engagé à les réintégrer) ainsi que les « relations crispées » au sein de l’OTAN. « Au Proche-Orient, l’Union européenne a tenté d’être engagée pour un dialogue avec les Etats-Unis, mais cela a été extrêmement difficile, et je pourrais citer de nombreux autres exemples ».

Par « le style, le comportement et les actes posés par cette administration, les lignes rouges ont été franchies les unes après les autres, jusqu’au point culminant d’hier », a déploré Charles Michel. Soulignant la fragilité des libertés et du modèle démocratique, il a appelé chaque citoyen à ne pas se laisser « entraîner par les sirènes du populisme » et formulé l’espoir que l’administration Biden « permette de recréer une alliance positive pour se battre pour un monde plus juste et meilleur ».

 
 
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