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Twitter suspend le compte de Donald Trump de façon permanente

Le président des Etats-Unis avait plus de 88 millions d’abonnés.

Temps de lecture: 2 min

Le réseau social Twitter a décidé de suspendre de façon permanente le compte du président américain Donald Trump (@realDonaldTrump) en raison du risque d’incitation à la violence, a-t-il annoncé dans la nuit de vendredi à samedi. Le président y avait plus de 88 millions d’abonnés.

Twitter précise avoir pris cette décision après un examen attentif des récents tweets du compte et du contexte qui les entoure. « Nous avons suspendu le compte indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence » de la part du président américain sortant, a expliqué l’entreprise dans un communiqué.

Le réseau social avait déjà supprimé des tweets de Donald Trump à la suite des violences survenues au Capitole, à Washington. Le Républicain n’a pas cessé de contester la validité de l’élection présidentielle, enfreignant donc les règles des principales plateformes sur le respect des processus démocratiques. Twitter avait ensuite suspendu son compte pendant douze heures avant de le réactiver jeudi, à la surprise générale, le président étant tenu en bonne partie responsable des violences de mercredi, qui ont choqué le pays et à l’étranger.

« Nos règles sur l’intérêt du public existent pour permettre aux gens d’entendre directement ce que les élus et leaders politiques ont à dire », a détaillé l’entreprise californienne. « Cependant nous avons bien fait comprendre depuis des années que ces comptes n’étaient pas entièrement au-dessus de nos règles, et qu’ils ne peuvent pas utiliser Twitter pour inciter à la violence, entre autres choses ».

Jeudi, Facebook et d’autres services comme Snapchat ou Twitch ont aussi suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche pour une durée indéterminée.

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28 Commentaires

  • Posté par Raspe Eric, dimanche 10 janvier 2021, 11:43

    L'exercice absolu de la liberté signifie en pratique l'application de la loi du plus fort. Il est incompatible avec la vie en société. C'est la raison pour laquelle l'exercice des liberté individuelles est limité pour éviter qu'il n'affecte l'exercice concurrent des libertés d'autrui. Dans les sociétés évoluées, les limites à l'exercice de la liberté sont définies par la loi. Dans les sociétés démocratiques, ces lois sont proposées, débattues et acceptées par le pouvoir législatif, appliquées par le pouvoir exécutif et la contravention à celles-ci jugées par le pouvoir judiciaire. Les opinions émises par djt enfreignent plusieurs des lois américaines. Il aurait été plus sain que les plateformes de média sociaux collaborent activement avec la justice américaine pour qu'un jugement de celle-ci fonde le bannissement de djt. Cela aurait éliminé l'accusation de dérive dictatoriale émise par les adorateurs du sbire. C'est la leçon à tirer des évènements.

  • Posté par Mourmaux Jean-François , dimanche 10 janvier 2021, 0:37

    Inéluctablement, viendra le jour où les réseaux sociaux seront supprimés, définitivement. Le mensonge y est devenu la loi. Leur gestion devient incontrôlable.

  • Posté par Wauters patricia, samedi 9 janvier 2021, 17:30

    Je ne trouve pas cela très éthique. C'est un président... zut... QUOI ! Je n'aime pas spécialement Trump mais la fermeture, désormais définitive, de son compte par Twitter me paraît totalement scandaleuse. Et surtout dictatorial !!. Doit-on déléguer notre liberté d'expression aux GAFAS ? Demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée. Un évènement devrait être créé pour boycotter, tous ensemble, tous ces réseaux sociaux ( ne fût-ce que pour 1 jour)

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, samedi 9 janvier 2021, 21:04

    Vous avez tout à fait raison. Personnellement ce "boycott" est effectif depuis le début de ces réseaux dits "sociaux", et le restera jusqu'à nouvel ordre.

  • Posté par Deckers Björn, samedi 9 janvier 2021, 16:21

    @Naeije Robert, une fois n'est pas coutume, nous serons, au moins en partie, d'accord. il ne devrait pas appartenir à des entreprises privées de décider de ce qui peut être publié de ce qui ne peut pas l'être. En revanche, il faut rendre les réseaux "Asociaux" responsables de ce qui est publié sur ceux-ci. Il faut modifier et le projet est en cours en UE la législation et rendre les réseaux directement responsables éditeurs de contenus. Et oui, au final, ils devront faire le tris mais pas sur leur bonne ou mauvaise volonté, et pas en choisissant eux mêmes sans filet de sécurité mais bien sur base de législations existantes qui doivent être reprécisées et élargies. Par exemple en Belgique aujourd'hui, seul l'incitation à la haine raciale est punissable hors l'expression de la haine raciale devrati l'être également. Qu'on me comprenne bien, on a tout à fait le droit de parler des législations sur l'immigration, mais la haine n'est pas une opinion politique, c'est une émotion, funeste. Comme le souligne un récent projet en discussion sur cette question au niveau européen, ce qui est interdit hors de la toile (racisme, appel à la haine, discrimination,...) doit également être interdit SUR la toile. Mais il faut un cadre juridique contraignant mais également sécurisant pour le entreprises du web.

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