Accueil Société

Variant du coronavirus en Belgique: la traque est lancée

Anvers a entamé la prise de contact des personnes potentiellement contagieuses au variant britannique du coronavirus.

Temps de lecture: 3 min

L’inspection de santé anversoise a commencé dimanche à prendre contact avec les personnes revenues de l’étranger et dont on suspecte la présence d’une souche variante dans l’échantillon du test de dépistage du coronavirus. Ces nouvelles démarches, annoncées dimanche par le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, débutent donc sans attendre.

Si le système fonctionne bien depuis Anvers, il sera étendu à tout le pays, a expliqué dimanche Herman Goossens, professeur en microbiologie à l’université d’Anvers et qui dirige son laboratoire de microbiologie médicale. Herman Goossens est également à la tête de la task force chargée du dépistage, dans le cadre de la gestion de la pandémie de Covid-19 en Belgique.

Pour toutes les personnes revenant de zone rouge (soit quasi toute l’Europe, actuellement) après plus de 48h hors du pays, il est actuellement obligatoire de se placer immédiatement en quarantaine, durant 7 ou 10 jours en fonction du résultat des tests de dépistage. La quarantaine est d’autant plus essentielle si la personne revenue au pays est porteuse d’une variante du virus potentiellement plus contagieuse, comme celle qui circule au Royaume-Uni.

Analyse poussée

C’est ce qui a poussé M. Vandenbroucke (sp.a) à demander ce nouveau système. Pour savoir avec certitude qu’une souche variante du virus est présente, il faut effectuer une analyse du génome, qui demande plusieurs jours, explique-t-on dimanche au cabinet du ministre. Mais avec certains tests PCR, on peut déjà avoir une indication.

C’est ce qu’indique également le microbiologiste Emmanuel André (KULeuven) sur Twitter : « Le variant qui s’est imposé au Royaume-Uni peut être fortement suspecté avec la PCR utilisée par les laboratoires de la plateforme nationale mise en place par le SPF Santé publique et les universités ». Emmanuel André ajoute qu’une analyse de séquençage, quant à elle, est complexe et prend une semaine. Elle est également utile, pas pour une surveillance en temps réel, mais pour « permettre d’évaluer l’impact de certains événements (ex : retour de vacances) ou de certaines interventions » et pour « suivre au plus près l’évolution et l’introduction de nouveaux variants du virus », explique-t-il, toujours via Twitter.

afp_com-20210108T114040Z-doc-8y99u7-20210108-143949.jpg

Importance de la quarantaine

Le but du nouveau système est donc de contacter sans attendre les personnes qui sont, selon le test PCR, potentiellement porteuses d’un variant plus contagieux, afin d’insister auprès d’elles sur l’importance de respecter la quarantaine.

Après une réunion dimanche matin du professeur Goossens avec notamment Karine Moykens (du comité interfédéral Testing &amp ; Tracing) et la gouverneure de province, Cathy Berx, le système débute avec Anvers. Le cas échéant, il sera ensuite étendu à tous les laboratoires de la plateforme nationale. Cette plateforme est composée de 8 centres universitaires associés à autant de laboratoires de biologie clinique : ULB, UCL, KU Leuven, ULiège, UNamur, UMons, UAntwerpen, et UGent.

On a déjà listé à Anvers « plusieurs dizaines » de personnes à contacter. Elles ont sans doute une haute charge virale et il est crucial qu’elles respectent la quarantaine et que leurs co-voyageurs et famille se fassent aussi tester. « Nous leur demandons également si elles sont prêtes à refaire un dépistage au jour 10. La plupart réagissent positivement », a souligné le professeur Goossens.

À lire aussi Vaccination en Belgique: pour qui, quand et où ?

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

2 Commentaires

  • Posté par Coulon Michel, dimanche 10 janvier 2021, 23:13

    si ca marche, c'est une bonne initiative. Mais j'ai des doutes: l y a tellement de possibilités de mutants y compris générés en belgique puisque nous dépassons les 600.000 contaminations. j'ai peur que ca devienne une mode puisqu'on parle maintenant d'un mutant japonais qui n'ont connu que 287.000 cas a ce jour. En plus, pq seuls les belges pensent a ce tracage alors que presque tout le monde admet avoir des cas dans son pays. serions devenus pour de vrai les bons élèves de l'europe?

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko