Brexit - Le Brexit aura un impact moindre que prévu, selon l'assureur-crédit Euler Hermes

La perte correspondrait à moins de 0,5% du PIB. Pour les exportations britanniques vers l'Union, la chute est estimée à 27 milliards d'euros ou 1,1% du PIB.

Le moindre impact du côté européen s'explique notamment par la période de transition pour les marchandises importées au Royaume-Uni. Les contrôles de douane peuvent ainsi être évités pendant six mois. L'épidémie de coronavirus amortit également la situation, le confinement menant de toute façon à un commerce international ralenti et à un recours accru aux sous-traitants locaux.

Au sein de l'UE, l'Allemagne s'annonce en grande perdante, avec une perte d'exportation de deux milliards d'euros. Suivent les Pays-Bas (-1,2 milliard), la France (-900 millions) et la Belgique (-700 millions). "L'effet est réel mais moindre qu'attendu", souligne Euler Hermes.

Les pertes du côté britannique seraient bien plus importantes, estimées à 27 milliards d'euros. Une demande en berne, une explosion de la paperasserie et une baisse de la livre sterling expliquent cet impact plus prononcé.

"La crise du coronavirus donne au gouvernement britannique une marge de manœuvre unique pour faire face aux conséquences négatives du Brexit. Brexit ou non, accord avec l'UE ou non, le Royaume-Uni aurait de toute façon connu une récession prononcée au premier trimestre de 2021 en raison de la pandémie et du nouveau confinement", relève Euler Hermes.

L'assureur-crédit s'attend à ce que la situation économique se redresse, notamment grâce à la rapide campagne de vaccination outre-Manche et au rétablissement de la confiance. Pour 2021, une croissance de 2,5% est attendue pour le Royaume-Uni. L'année suivante, elle pourrait même atteindre les 7%.

 
 
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