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Coronavirus: peu contesté, le couvre-feu s’installe dans la durée

Prolongée théoriquement jusqu’au 1er mars, la mesure est jugée « utile » par les scientifiques, mais pose toujours question sur le plan démocratique.

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Les Belges resteront privés de vie nocturne encore un bon moment. Lors du dernier Comité de concertation (Codeco), il a été décidé de prolonger le couvre-feu jusqu’au 1er mars. Une date qui pourrait toutefois évoluer. Au cabinet de la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), on précisait que la durée du couvre-feu serait de nouveau sur la table du Codeco du 22 janvier. Et si les chiffres sont bons… on connaît la chanson. Les Wallons sont de toute façon déjà fixés sur le fait qu’il sera interdit de sortir de chez soi au moins jusqu’au lendemain de la Saint-Valentin, le 15 février. Les Bruxellois sauront jeudi, après une nouvelle réunion entre la Région et les dix-neuf bourgmestres. A priori, tous les francophones resteront logés à la même enseigne : couvre-feu de 22 heures à 6 heures. On rappelle qu’il est un peu plus « light » en Flandre, puisqu’il ne débute qu’à minuit.

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18 Commentaires

  • Posté par André MASSIN, jeudi 14 janvier 2021, 6:30

    Base juridique faible ? Je cite la constitution belge : Art. 26 : Les Belges ont le droit de s’assembler paisiblement et sans armes, en se conformant aux lois qui peuvent régler l’exercice de ce droit, sans néanmoins le soumettre à une autorisation préalable. Cette disposition ne s’applique point aux rassemblements en plein air, qui restent entièrement soumis aux lois de police. Art 187 : La Constitution ne peut être suspendue en tout ni en partie. Art 23 : Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. A cette fin, la loi, le décret ou la règle visée à l’article 134 garantissent, en tenant compte des obligations correspondantes, les droits économiques, sociaux et culturels, et déterminent les conditions de leur exercice. Ces droits comprennent notamment: 1° le droit au travail et au libre choix d’une activité professionnelle dans le cadre d’une politique générale de l’emploi, visant entre autres à assurer un niveau d’emploi aussi stable et élevé que possible, le droit à des conditions de travail et à une rémunération équitables, ainsi que le droit d’information, de consultation et de négociation collective... Quelqu'un a-t-il vu une loi être publiée au Moniteur belge autorisant la suspension de ce droit constitutionnel de s'assembler paisiblement ? Pourtant, le couvre-feu et les bulles de tous styles semblent bien annihiler cette liberté fondamentale ??? A moins que le droit soit devenu tellement imprécis que l'on assimile aujourd'hui un simple arrêté ministériel pris sur une base juridique erronée pour une durée déterminée par des pouvoirs spéciaux et prolongée ad vitam aeternam par opération du saint esprit à une loi votée par le parlement en séance plénière ? De quel droit suspend-on les activités de toute une série de catégories professionnelles jugées "non-essentielles" et jugées par qui, d'ailleurs ? Le parlement ? certainement pas ! Un gouvernement aidé d'un comité d'experts ; eux-mêmes désignés de manière très floue et à tout le moins sans procédure contradictoire. Pourtant, à l'état, tous les emplois doivent faire l'objet d'une désignation motivée formellement... Où est elle ? Et que dire de la séquestration des personnes âgées dans les homes avec interdiction ou limitation stricte des visites ? Là encore, le droit constitutionnel en prend un coup (Art 12 de la CB). Faut il aussi rappeler le droit européen qui garantit aux citoyens de l'Europe la liberté de circulation sur tout le territoire et pourtant certains évoquent un confinement ou une fermeture de frontières au nom de je ne sais quel principe sanitaire puisque l'ensemble du territoire européen est uniformément rouge ! Et tout cela se fait dans l'indifférence la plus générale voire même avec l'approbation des plus couards ou ignorants (ou les deux). Bienvenue en 2021 dans la dictature molle.

  • Posté par dekoker philippe, mercredi 13 janvier 2021, 11:21

    Le petit souci est que encore une fois la base juridique est faible...Les raisons de santé font que cela passe..Mais cela crée un (très) dangereux précédent. Quand le covid sera passé et qu'il prendra une zine au gouvernement de réinstaurer un couvre-feu pour je ne sais quelle raison, ils sauront que cela marche. Imaginons: Demain le gouvernement décide de prélever d'autorité 10% sur tous les comptes épargne (en capital) au nom de la solidarité "des épaules les plus larges" (marque déposée par le P$ wallon) vis à vis des autres...cela créera des réactions...hop couvre-feu sans passer par le parlement. L'instabilité juridique et les changements de règles en cour de partie sont une plaie dans ce pays (quelques exemples, les récents retours de vacances; la toute récente modification de la taxation des assurances vie branche 21 dans le cadre d'une succession (via une circulaire fiscale elle aussi non votée),etc....) Par ailleurs, mon exemple de 10% sur compte épargne n'est pas de la fiction; cela a déjà eu lieu à Chypre... Donner ce genre de chèque en blanc à des gens guidés par l'idéologie et inconstants est très dangereux

  • Posté par Lemoine Raphael, mercredi 13 janvier 2021, 10:22

    Mais rien n'interdit d'aller dans les pays touchés par un variant, vous pouvez le rapporter dans vos valises, quelle cohérence...

  • Posté par Deroubaix Jean-Claude, mercredi 13 janvier 2021, 2:07

    "il participe activement à la diminution des transmissions, ne fût-ce que parce qu’il permet de diminuer le nombre de contacts sociaux sur 24 heures », relève l’épidémiologiste Yves Coppieters (ULB). ", il n'y a plus qu'un pas à faire en changeant peu à peu les heures de couvre-feu, on finira bien par nous obliger à ne sortir qu'avec une attestation pour une durée d'une heure par exemple. Tout ça basé sur un arrêté ministériel abusif et sans vraie base légale ou constitutionnelle. Une dictature "soft" point à l'horizon bien rapproché. Certains tirent la sonnette d'alarme depuis le début de l'épidémie. Mais il semble que le matraquage médiatique ait eu raison de la volonté des habitants de ce pays.

  • Posté par Deroubaix Jean-Claude, mercredi 13 janvier 2021, 2:04

    "il participe activement à la diminution des transmissions, ne fût-ce que parce qu’il permet de diminuer le nombre de contacts sociaux sur 24 heures », relève l’épidémiologiste Yves Coppieters (ULB). ", il n'y a plus qu'un pas à faire en changeant peu à peu les heures de couvre-feu, on finira bien par nous empêcher de ne sortir qu'avec une attestation pour une durée d'une heure par exemple. Tout ça passé sur un arrêté ministériel abusif et sans vraie base légale ou constitutionnelle. Une dictature "soft" point à l'horizon bien rapproché. certains tirent la sonnette d'alarme depuis le début de l'épidémie. Mais il semble que le matraquage médiatique a eu raison de la volonté des habitants de ce pays.

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