Plan de relance: «Il faut regarder la répartition avec un œil sur les investissements à Bruxelles», tempère Thomas Dermine

Le secrétaire d’Etat chargé du plan de relance, Thomas Dermine (PS)
Le secrétaire d’Etat chargé du plan de relance, Thomas Dermine (PS) - Photo News

Pour le citoyen, l’important n’est pas de savoir d’où l’euro provient mais bien à quoi il va servir, a indiqué en substance mardi soir le secrétaire d’État chargé du plan de relance, Thomas Dermine (PS). Au micro de La Première, il a défendu la répartition du fond de relance européen entre les différentes entités du pays.

Des voix se sont élevées, dans plusieurs partis, pour protester contre la faible part de moyens réservée, sur le papier à la Région bruxelloise, y compris au sein de DéFI et d’Ecolo, partenaires de la majorité bruxelloise. Le gouvernement bruxellois réuni mardi en urgence a finalement indiqué qu’il marquera son accord lors du comité de concertation sur la proposition de répartition. Il a toutefois dit « attendre de la poursuite des travaux un soutien complémentaire fort pour relancer l’économie de la capitale du pays ».

Un « arbitrage pas si mauvais que cela »

Interrogé sur La Première (RTBF), Thomas Dermine a évoqué « la construction particulière » de Bruxelles. « La Fédération Wallonie-Bruxelles rénovera des écoles à Bruxelles, le fédéral va aussi investir énormément d’argent dans la capitale, tout comme la Communauté flamande. Il ne faut pas regarder cette répartition avec une lunette politique mais bien en regardant les investissements (concrets) sur Bruxelles », s’est-il défendu. « Pour le citoyen bruxellois, que l’euro qui sert à rénover une école, le palais de justice ou une institution régionale, proviennent de telle ou telle entité, ce n’est pas cela qui importe. (…) Savoir d’où vient l’euro, c’est une construction politique. Et il n’y a pas de distorsion quand l’on regarde par euro dépensé par habitant. »

Selon Thomas Dermine, cette répartition constitue un bon accord. « On a reçu énormément de projets. Et si personne n’est totalement content, c’est que notre arbitrage n’est pas si mauvais que cela. »

À présent, chaque entité a pour mission de réanalyser sa liste de projets à soumettre, en regard des montants à sa disposition. Selon l’accord trouvé, l’échelon fédéral prendra 1,25 milliard, la Flandre 2,25 milliards, la Wallonie 1,48 milliard, la Fédération Wallonie-Bruxelles 495 millions, Bruxelles 395 millions et la Communauté germanophone 50 millions.

 
 
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