Corruption: la FIFA n’est pas partie prenante dans l’enquête sur Infantino

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La demande de la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial, d’être partie prenante dans l’enquête pénale contre son actuel président le Suisse Gianni Infantino a été rejetée mardi par le Tribunal pénal fédéral (TPF) suisse. La FIFA entendait ainsi pouvoir avoir accès au dossier.

Le TPF a confirmé une décision prise mi-août par le procureur spécial Stefan Keller, qui enquête sur les rencontres secrètes entre Infantino et l’ancien procureur général suisse Michael Lauber.

La justice helvétique, dans un arrêt du 17 décembre, avait confirmé la légalité de l’enquête contre Infantino, Lauber et autres qui a commencé en juillet au sujet des réunions qui ont eu lieu en 2016 et 2017 alors que les autorités suisses enquêtaient sur des allégations de corruption.

En décembre, le procureur Keller avait indiqué qu’il disposait d’indices concrets d’un comportement répréhensible du président de la FIFA.

Les infractions possibles liées à ces réunions, dont il n’existe pas de procès-verbal, sont les suivantes : abus de fonction, violation du secret officiel, assistance et incitation à ces actes, selon les autorités.

Infantino et Lauber nient tous deux ces infractions.

La FIFA a essayé de faire valoir en vain qu’elle était directement concernée en tant qu’institution après l’ouverture de la procédure contre Infantino et que sa réputation était en jeu. Après le rejet de sa demande, la Fédération internationale de football association a également déposé une demande de récusation du procureur spécial Keller, elle aussi rejetée.

 
 
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