Vigilance, fermeture des frontières…: ce que préconisent les experts scientifiques face à l’augmentation des contaminations au coronavirus

Vigilance, fermeture des frontières…: ce que préconisent les experts scientifiques face à l’augmentation des contaminations au coronavirus
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La Belgique a enregistré en moyenne 2.070,2 cas quotidiens de Covid-19 entre le 3 janvier et le 9 janvier, en hausse de 30 % par rapport à la semaine précédente. Depuis le début de l’épidémie, 20.194 personnes sont décédées en Belgique à cause d’une infection au coronavirus.

En moyenne, le Covid-19 a fait 50,7 morts chaque jour au cours de cette période, un recul de 25,1 %.

Les hôpitaux belges ont admis en moyenne 124,4 patients atteints du Covid-19 chaque jour entre le 6 et le 12 janvier (-6 %). Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au coronavirus s’élève à 1.960 (-3 %), dont 356 (-6 %) en soins intensifs.

Le taux de reproduction reste à 0,93, contre à 0,94 mardi.

Depuis le début de l’épidémie, le virus a contaminé au moins 667.322 personnes en Belgique.

Les experts en alerte

Le nombre grandissant de nouvelles infections au variant britannique du coronavirus inquiète les experts. Alors que le biostatisticien Geert Molenberghs (UHasselt/KU Leuven) suggère d’envisager la fermeture des frontières, le virologuqe Marc Van Ranst estime, quant à lui, que les règles pourront être assouplies dans deux mois au plus tôt – « à moins que la politique n’en décide autrement ».

Le microbiologique Emmanuel André considère de son côté que « les voyages internationaux et les différences profondes entre les pays européens en ce qui concerne la prévention, la surveillance et le contrôle des nouveaux variants met l’ensemble des pays européens dans les starting blocks d’une troisième vague épidémique. »

Vigilant mais pas alarmant

Quant à l’épidémiologuqe, Marius Gilbert, il tempère : « Il faut êre vigilant mais pas alarmant » rappelant que les deux autres facteurs principaux (à savoir le taux de positivité et les hospitalisations) stagnent ou diminuent. Le chercheur en épidémiologie a par ailleurs rappelé que l’on teste plus.

Lors de la conférence de presse de mardi de Sciensano, le porte-parole interfédéral a qualifié la situation actuelle de « fragile », soulignant que les données dont les experts disposent sont « difficiles à interpréter ». Il faudra attendre encore quelques jours pour envisager de tirer la sonnette d’alarme, car les chiffres actuels sont probablement « gonflés ».

Quoi qu’il en soit, il faudra attendre ce qu’il sera décidé lors du prochain Comité de concertation qui aura lieu le 22 janvier, vendredi prochain. La situation sera évaluée et des adaptations seront possibles à ce moment-là.

 
 
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