Dakar: Peterhansel avec 17 minutes d’avance sur Al-Attiyah à la veille de l’étape décisive

Photonews
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À la veille de l’étape la plus longue du Dakar avec 522 kilomètres chronométrés, dont plus de 100 à travers les dunes, Stéphane Peterhansel (Mini) compte 17 minutes (et 1 seconde) d’avance sur le Qatari Nassel Al-Attiyah de l’écurie Overdrive Toyota de Jean-Michel Martin. L’arrivée de la 43e édition du Rallye-raid est prévue vendredi à Jeddah.

Mercredi, Stéphane Peterhansel a fini 3e à 2 : 53 secondes du Saoudien Yazeed Al Rajhi (Overdrive Toyota) ne concédant que 51 secondes à Al-Attiyah deuxième de l’étape.

« La navigation était faite pour essayer de perdre les pilotes, ce n’était pas évident », a commenté le Français, déjà vainqueur d’un Dakar à treize reprises, cité par les organisateurs à son arrivée au bivouac. « On n’a pas vraiment tourné, mais on a pas mal hésité. On perd très peu de temps sur Nasser, c’était le principal pour nous. Dès qu’on a des hésitations, on sent qu’on se tend et c’est là qu’il faut rester le plus calme possible. La pression est là constamment du matin au soir. Quand on fait une bonne étape, on sait que ce serait dommage de tout perdre. La meilleure position est quand même celle du leader, mais c’est aussi celle où on a tout à perdre ».

Nasser Al-Attiyah reste ainsi en embuscade alors que se profile une spéciale dessinée pour être décisive à la veille de l’arrivée. Vendredi, les pilotes n’auront que 225 km de spéciale à accomplir pour en finir avec le Dakar.

« La navigation n’était pas facile, mais je suis plutôt content d’avoir fini l’étape sans problème. Pour moi, la clé du Dakar ce sera demain (jeudi), l’étape sera compliquée mais on fera de notre mieux. Il n’y a pas de stratégie, on va juste continuer à un bon rythme. C’est sûr que Stéphane a plus de pression puisqu’il est le leader, mais moi j’en ai aussi : si je n’y arrive pas, je vais finir à la deuxième place ».

Vainqueur du jour, pour sa deuxième étape du Dakar 2021, Yazeed Al Rajhi avouait avoir pris des risques, qui se sont au final avérés payants. « On a bien roulé et Dirk (Von Zitzewitz, son co-pilote allemand, ndlr) a fait un super boulot aussi. Mais à 30 km de l’arrivée, on a eu une crevaison. On a décidé de continuer en se disant qu’il ne restait plus beaucoup de distance, puis le pneu a été complètement déchiqueté mais on a terminé comme ça. C’était risqué, mais on voulait gagner. On s’est dit que si on s’arrêtait, on allait perdre 1 : 20., et si on ralentissait juste un peu, on ne perdrait peut-être que 45 secondes ».

Au classement général, le 3e, l’Espagnol Carlos Sainz (Mini) est pointé à plus d’heure (1h03 : 44.).

 
 
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