Mort d’Ibrahima: «Il est important que justice soit faite», déclare le commissaire général de la Police Fédérale

Marc De Mesmaeker, commissaire général de la police fédérale lors de la commission des Affaires intérieures et judiciaires sur l’affaire Chovanec .
Marc De Mesmaeker, commissaire général de la police fédérale lors de la commission des Affaires intérieures et judiciaires sur l’affaire Chovanec . - Photo News

Marc De Mesmaeker, était l’invité de la matinale de la Première sur la RTBF. Le commissaire général de la Police Fédérale a réagi à la mort d’Ibrahima lors de son interpellation par la police samedi, ainsi qu’à la manifestation relative au décès de ce jeune Bruxellois.

« On peut comprendre qu’il y a des émotions et que le citoyen veut s’exprimer, mais les violences sont inacceptables. La justice fera son travail », a déclaré Marc De Mesmaeker. Et d’ajouter ensuite : « Mes premiers mots vont à la famille d’Ibrahima ».

« Les violences à l’encontre de la police et de la police doivent être priorisées »

C’est dans un contexte tendu dû à différentes polémiques autour d’interventions policières que Marc De Mesmaeker répondait aux questions de Thomas Gadisseux. Outre la mort d’Ibrahima samedi, d’Anderlecht à Roulers en passant par Waterloo et Blankenberge, des opérations ont tendu les relations entre forces de l’ordre et certains citoyens. Pour le chef de la police fédérale, dans ces affaires, la justice doit aller plus vite, « les violences à l’encontre de la police et de la police doivent être priorisées ».

« Une police qui n’a pas la confiance de sa population, n’est pas une vraie police » a également déclaré Marc De Mesmaeker, sans vouloir faire de généralités. À cet égard, il a appelé au dialogue entre police et citoyens. Par ailleurs, le numéro un de la Police Fédérale a affirmé qu’il n’y avait pas de racisme structurel au sein de la police belge.

Le ministre de la Justice réagit

Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), a condamné dans la soirée de mercredi les débordements, après la manifestation relative au décès du jeune Ibrahima.

Pour rappel, lors de la manifestation, la police a procédé à 112 arrestations administratives, dont 30 sur mineurs, et quatre arrestations judiciaires à la suite de la manifestation pour Ibrahima B., qui a rassemblé environ 500 personnes, mercredi dès 15h00, près du commissariat de la rue de Brabant à Saint-Josse-ten-Noode. Le calme a pu être rétabli vers 20h00. Un manifestant a été pris en charge par les ambulanciers sur la place Liedts. De plus, quatre policiers ont été blessés. Une policière a été hospitalisée.

>> À lire également : Manifestation tendue à Bruxelles après le décès d’Ibrahima : la voiture du Roi sur la trajectoire des projectiles (photos)

 
 
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