Coronavirus: la France instaure un couvre-feu à 18h

Jean Castex, Premier ministre français le 3 décembre.
Jean Castex, Premier ministre français le 3 décembre. - EPA

Le virus continue de circuler partout en Europe. En France, nous avons été le premier pays touché de façon violente par cette deuxième vague » a commencé Jean Castex, lors d’une conférence de presse ce jeudi. « Une situation maîtrisée mais fragile car le virus circule encore activement sur notre territoire, d’autant plus fragile avec l’émergence de nouveaux variants du virus. »

« Les premières données dont nous disposons montrent que nous avons pu passer les fêtes de fin d’année sans flambée épidémique », s’est encore félicité le Premier ministre lors d’une conférence de presse, en relevant toutefois que la France restait « sur un plateau élevé, avec une moyenne hebdomadaire qui fluctue autour de 16.000 contaminations par jour ».

Tous les voyageurs souhaitant venir en France en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne (UE) devront présenter un test négatif au Covid-19 avant de partir, a annoncé jeudi Jean Castex.

Ces personnes devront également « s’engager sur l’honneur à s’isoler pendant sept jours une fois arrivées en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l’issue », a ajouté le Premier ministre au cours d’une conférence de presse.

Un couvre-feu à 18H00 sera mis en place à partir de samedi « pour au moins 15 jours » sur l’ensemble du territoire métropolitain, a indiqué jeudi le Premier ministre, Jean Castex, pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

« Sauf les exceptions liées aux missions de service public, tous les lieux, commerces ou service recevant du public seront fermés à 18H00 », a précisé le chef du gouvernement lors d’une conférence de presse.

Tester jusqu’à un million d’enfants et d’enseignants par mois

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a également annoncé jeudi un protocole visant à tester jusqu’à un million d’enfants et d’enseignants par mois pour dépister le Covid-19 et faire face à la propagation du variant britannique en France.

« Nous avons monté un protocole qui vise à dépister jusqu’à un million d’enfants et d’enseignants par mois, ce qui est énorme. En descendant le dépistage jusqu’à l’âge de 6 ans, partout là où ça fait sens », a souligné le ministre lors d’un déplacement à Metz.

« Ce qu’on sait jusqu’à présent, c’est que le virus paraît plus contagieux chez les enfants. C’est ce qu’on voit en Angleterre. Sans que l’on ait plus de cas graves, en tout cas proportionnellement », a-t-il toutefois précisé.

Il a expliqué que le gouvernement surveille « étroitement » ce variant, et que « si la situation devait évoluer et que nous avions une augmentation de la part du variant (…) anglais, nous pourrions nous poser des questions » sur une éventuelle fermeture des écoles.

« Mais à ce stade, la Société française de pédiatrie a été très claire à ce sujet en appelant à maintenir ouvertes les écoles », a souligné le ministre.

 
 
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