Herman Goossens: «Nous ne pourrons pas arrêter cette variante britannique, c’est impossible»

Herman Goossens: «Nous ne pourrons pas arrêter cette variante britannique, c’est impossible»
Dominique Duchesnes

Le professeur de microbiologie à l’Université d’Anvers Herman Goossens, invité sur l’émission Terzake, a expliqué les analyses que lui et son laboratoire effectuent dans le cadre de la recherche de variantes du coronavirus, et son inquiétude au sujet de la présence de la souche britannique sur notre sol.

« Nous avons examiné 17 clusters, dont la moitié (huit clusters, ndlr.) était due à la variante britannique », a-t-il déclaré.

« Il est inquiétant de constater que trois clusters « britannique » n’ont pas pu être liés à des voyages ou à des contacts avec les voyageurs. Les cinq autres clusters ont voyagé ou eu des contacts avec des voyageurs. Un seul avait voyagé au Royaume-Uni, un autre au Liban, un autre était allé skier en Suisse, un autre à Dubaï et un cinquième avait été en contact avec quelqu’un qui était allé à Dubaï. Il y a quelques points chauds, comme les stations de ski suisses et Dubaï, mais c’est certainement beaucoup plus loin que le Royaume-Uni. »

Pour enrayer cette variante, Herman Gossens, également président de la Taskforce mise en place par le commissaire sur la stratégie des tests covid, n’y va pas par quatre chemins : il est trop tard. « Nous n’allons pas pouvoir arrêter cette variante, c’est impossible. Je pense qu’il y a plusieurs dizaines, voire centaines de cas en Belgique. En particulier à Bruxelles, il y a eu une augmentation très spectaculaire ces dernières semaines. ».

« Il se peut que sept jours d’isolement soient trop courts. Il faudrait peut-être prolonger cette période ou les tester le septième jour. Il est également important de les détecter, puis de les tester et de les isoler très largement », conclut-il.

 
 
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