Interdire les voyages à l’étranger? «Je n’exclus pas qu’on aille plus loin», prévient Frank Vandenbroucke

Interdire les voyages à l’étranger? «Je n’exclus pas qu’on aille plus loin», prévient Frank Vandenbroucke
Hatim Kaghat.

Il y aura un kern (Comité ministériel restreint, NDLR) demain et il sera question, à côté de la vaccination, de ce qu’il faut faire pour empêcher les variants du virus d’entrer en Belgique. Il y a des groupes de travail qui se penchent sur davantage de fermeture », a annoncé Frank Vandenbroucke sur VTM ce dimanche midi.

La durée de 48 heures passées à l’étranger pour imposer test et quarantaine doit être resserrée selon le ministre de la Santé. Restreindre à 24h ? « Je ne précise pas, mais il faut renforcer la digue autour de notre pays. »

« Il n’est absolument pas malin de prendre des vacances de l’autre côté frontière mais si on interdit, alors il faut organiser concrètement l’interdiction, ce qui n’est pas évident. Je n’exclus pas qu’on aille plus loin dans la manière de rendre impossible d’aller à étranger, et d’empêcher effectivement le virus d’entrer. »

On a actuellement connaissance d’environ 200 cas de personnes porteuses de variants du coronavirus en Belgique. Ce dimanche matin, on apprenait que le variant britannique a contaminé 128 personnes à Houthulst, en Flandre, dont 75 résidents d’une maison de repos.

Selon Marc Van Ranst, au micro de la VRT dans l’émission radio « De ochtend » (Radio 1) vendredi, il serait logique d’interdire purement et simplement les voyages non-essentiels, pour éviter la circulation au-delà des frontières de ces nouveaux variants du coronavirus. « Déconseiller fortement, ce n’est pas la même chose qu’interdire. (…) Nous faisons actuellement bien les choses, ce serait bien d’éviter l’arrivée de ces variants ».

Interrogée vendredi matin également sur Bel RTL, la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale a elle aussi estimé que ce serait « la prudence même » d’interdire les voyages non-essentiels, tout en ajoutant ne pas avoir la compétence pour cela.

La question revient régulièrement sur la table, et c’est un sujet délicat au niveau européen, où l’on insiste sur l’importance de maintenir la libre circulation des biens et des personnes, qui fait l’intérêt du marché unique.

« Je réalise pleinement que ces choses sont compliquées, mais parfois c’est nécessaire (…) Dans tous les cas, il faut contrôler », a indiqué vendredi Marc Van Ranst. Ce dernier ne craint pour le moment pas de nouveau confinement, « mais il faut être prêt ».

 
 
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