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La ministre de l’Education Caroline Désir: «On ne construit pas l’avenir sur du sable»

L’enseignement hybride commence à devenir long pour de nombreux ados en risque de décrochage. Caroline Désir livre ses recommandations à l’intention des professeurs et des parents.

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Temps de lecture: 6 min

Caroline Désir, ministre de l’Education, marche entre deux eaux. Entre, d’une part, les consignes du Fédéral qui recommande de restreindre les contacts dans le milieu scolaire et, d’autre part, les difficultés des élèves, parents et professeurs dans ce contexte à nul autre pareil. Alors que tout indique que la situation va perdurer de longues semaines encore – présentiel pour les plus jeunes et enseignement hybride pour les plus âgés –, elle livre au monde de l’école ses recommandations pour un enseignement bienveillant.

Le code rouge est en place depuis fin octobre, ça commence à faire long…

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21 Commentaires

  • Posté par Jaspers Marie, lundi 18 janvier 2021, 23:40

    EXTRAIT :Ce que dir la ministre Désir : "Bon à savoir : les ESSENTIELS" sont conçus sur base des futures épreuves externes certificatives, qu’elles s’appellent CEB, CE1D ou CESS".Voilà ce que la ministre considère comme ESSENTIEL! A-t-elle déjà lu, ne fut-ce que le questionnaire de maths ou de français des CEB et CE1D de 2018, par exemple? Je suis certaine que non sinon elle ne pourrait affirmer que ce sont des bases.Ces épreuves sont de niveau" -10"! Ce n'est pas une affirmation gratuite: j'ai résolu et analysé de manière rigoureuse, hyper-détaillée, en référence avec les programmes officiels, toutes les questions de maths de tous les CEB et de CE1D de 2010 à 2018.J'ai fait des rapports d'une trentaine de pages sur les analyses de ces épreuves de 2010 à 2014 et les ai communiqués à la ministre Schyns, à tous les ministres, présidents de partis, aux recteurs des 4 universités francophones.Les recteurs m'ont félicitées pour ces travaux de "fourmis" et m'ont remerciée pour les informations apportées.Parmi les politiciens, un seul m'a répondu : Benoît Lutgen. Il s'est dit préoccupé par cette situation et m'a appris qu'il interpellerais la ministre Schyns à ce sujet. Il a associé à la réponse qu'il m'a envoyée la copie de l'interpellation qu'il allait faire à madame Schyns. Que s'est-il passé après? Je l'ignore. Moi, j'ai continué à faire les analyses de ces épreuves jusqu'en 2018. Pour les CE1D de maths, j'ai réalisé un vaste tableau de comparaison des niveaux des questions de 2010 à 2018 et j'ai constaté, comme je l'avais perçu en faisant les analyses annuelles, que le niveau des questions diminuait d'année en année mais de manière insidieuse en ce sens qu'aucune personne extérieure, non prof de maths et ayant fait ces analyses, ne pouvait le remarquer.Donc l'honneur était sauf!!!Tout ceci peut paraître abstrait alors je vais donner deux exemples courts pour ne pas vous ennuyer avec des questions de maths.Pour les CE1D de maths : en 2010-2012, il y avait un problème qui demandait de remarquer qu'il fallait rechercher le PPCM de 2 données pour le résoudre.En 2013-2014, il y avait encore une question sur le PPCM mais ce n'était pas un problème, on y demandait explicitement de chercher de PPCM de 2 nombres donnés : exercice que l'on fait en 6°P, indispensable pour chercher le dénominateur commun de deux fractions, étapes fondamentales pour les additionner.En 2015-2016-2018, il n'y avait plus de question sur le PPCM mais elle était remplacée par la demande de décomposition d'un nombre en facteurs premiers, première étape de la recherche du PPCM!!! Exercice basique en......6°P! En 2018, il y avait 4 questions sur 40 qui étaient des questions du CEB de la même année! Je n'en croyais pas mes yeux.J'en ai informé la ministre Schyns et j'ai prouvé que comparativement au programme, le niveau des questions était scandaleusement bas.POURQUOI "scandaleux"? Parce que c'était une supercherie qui allait sur-évaluer fortement les élèves du premier cycle ( 1° et 2°S) et ainsi les handicaper sérieusement pour le cours de maths de 3°S.Ce qui se vérifié dans les résultats : depuis quelques années, c'est en 3°S que le taux d'échecs est le plus élevé, en maths en particuliers. Comment, tous ces gens qui font les questions ne réalisent-ils pas que sur-évaluer c'est de la maltraitance car c'est empêcher de pointer les lacunes et par suite de les aider à les corriger. DONC C'EST BÂTIR SUR DU SABLE!!!Et la ministre prétend qu'elle ne veut pas cela! Autrement dit, elle n'a rien compris aux épreuves externes. Aucun prof, à ma connaissance, n'a la culture de l'échec ,comme le clament les pédagogues, mais chacun en conscience, veuille à certifier que les matières d'une année sont maîtrisées pour être capable de comprendre celles de l'année suivante.Quelques chiffres concernant les CEB : en moyenne, 25 % des questions sont de niveau 6°P, 40 % de 5°P, 20 % de 4°P et le reste de niveau inférieur.Là encore c'est une supercherie pour la population d'autant plus forte que seuls les parents de niveau intellectuel élevé la remarque et la corrige eux-mêmes ou en payant des cours particuliers. Chaque année, pendant les mois de juillet et août, j'assure des préparations d'élèves ayant réussi le CE1D afin qu'ils puissent suivre le cours de 3°S.Que ce soit pour le CEB ou le CE1D, de nombreux parents posent la question : "Comment est-il possible que mon enfant soit en échec en 1°S vu qu'il avait réussi le CEB de maths avec 70 %?" et des questions similaires pour les élèves de 3°S qui ont réussi le CE1D et sont en échec. Ainsi, lorsque la ministre Désir dit que les essentiels sont les matières des épreuves externes, elle ne réalise pas que ce qu'elle nomme essentiel ne l'est que pour présenter ces épreuves mais pas pour être formé pour la suite! Ainsi, elle conforte les élèves et les parents ,que l'on voit des matières pour réussir des sauts d'obstacles au niveau du sol que sont les CEB et CE1D et non pour se former pour poursuivre les années ultérieures.Il est à noter qu'il y a une preuve extérieure du niveau très faible en maths des élèves de FWB, ce sont les tests PISA où les élèves de notre communauté occupent en maths la dernière place (30ième) des pays industrialisés! Assurant 20 h/S de remédiation de maths et de physique dans le degré supérieur à l'Athénée Royal de Chênée, je vois des dégâts en 4°S qui seront irrécupérables.C'est la raison pour laquelle, après la 4°S, de nombreux élèves quittent le général.Ce n'est pas l'école qui le décide, comme le disent encore une fois les pédagogues, mais les élèves qui n'en peuvent plus de suivre des cours de "chinois"!!!

  • Posté par Dubois Raymond, lundi 18 janvier 2021, 18:15

    De toute manière - notre enseignement est en déclin pour une grande partie de nos enfants - Les "intellectuels " donneront des cours et des conseils à leurs enfants qui ont envie d'apprendre - S'ils n'ont pas le temps - ils payeront des professeurs pour aider leurs enfants - TOUT EST DIT - Plus d'échelle sociale dans beaucoup de pays - La stratégie de l'éducation est à revoir dans sa globalité - Nous avons d'excellents enseignants dans notre pays ... MAIS IL SERAIT GRANDS TEMPS D'OPTER POUR une pédagogie STABLE - sans tenir compte de certains "farfelus " aux belles paroles -

  • Posté par Jaspers Marie, lundi 18 janvier 2021, 21:12

    C'est la conception de l'égalité des chances qu'ont les pédagogues et les ministres de l'enseignement obligatoire!

  • Posté par Jean Luc, lundi 18 janvier 2021, 19:05

    @ - *Les "intellectuels " donneront des cours et des conseils à leurs enfants qui ont envie d'apprendre* - Tandis que les "ignares" ne le ferons pas.

  • Posté par Jaspers Marie, lundi 18 janvier 2021, 12:23

    EXTRAIT : "l’effet « bulletin de décembre » – c’est la première fois qu’on procédait à une réelle photographie de la situation scolaire depuis parfois mars dernier "? Quel effet? Il n'y a malheureusement pas eu d'examens et les bulletins ont consisté en des avis d'enseignants , avis qui devaient être bienveillants! Bon nombre d'élèves ne se sentent pas en échec alors qu'ils ont de profondes difficultés, pourquoi? Parce que pour les élèves, et non pour les profs comme le clament les pédagogues, il n'y a que les points qui leur parlent, il n'y a que les points qui comptent! Beaucoup veulent savoir s'ils ont la moyenne c'est-à-dire 5/10. Comment la ministre et Monsieur Nicaise peuvent-ils l'ignorer s'ils ont des enfants dont ils s'occupent? Normal, dans la vie réelle tout est côté, même les les jeux vidéos.En outre, pour de nombreux parents, les annotations des profs ne leur parlent pas, beaucoup ne les lisent pas en pesant tout ce qu'elles signifient car pour les parents, il n'y a, non plus que les points qui leur permettent de fixer le niveau de leurs enfants! FAUX? Interrogez les parents lambdas!

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