Le CEO de Belfius, Marc Raisière «désolé» des réactions après ses propos sur les faillites dans l’horeca

Le CEO de Belfius, Marc Raisière.
Le CEO de Belfius, Marc Raisière. - Photo News

Le CEO de Belfius, Marc Raisière, se dit «sincèrement désolé» des nombreuses réactions suscitées par ses propos concernant le secteur de l’horeca dans le cadre d’une interview dans la presse. «Mon intention n’a jamais été de stigmatiser ce secteur pour lequel j’ai énormément de respect ni de blesser qui que ce soit», indique-t-il lundi dans un communiqué.

«Bien sûr qu’il y aura des faillites»

Interrogé par l’hebdomadaire Trends-Tendances sur l’impact de la crise du Covid-19, le CEO du bancassureur affirmait notamment: «Bien sûr qu’il y aura des faillites». «Mais n’avions-nous pas trop de cafés et de restaurants en Belgique? Etaient-ils tous rentables? Etaient-ils tous viables, sans avoir recours au noir? J’ai bien conscience de parler très crûment mais les économies ont de temps à autre besoin d’une vague d’assainissement», ajoutait-il.

Le vice-Premier ministre PS, Pierre-Yves Dermagne, a notamment regretté ces propos. «Un patron ne devrait pas dire cela, a fortiori un patron de grande banque publique. Derrière les chiffres et les pourcentages, il y a des emplois, des familles et des vies qui méritent le respect et du soutien, d’autant plus en cette période très difficile pour l’horeca», a-t-il déclaré.

Le PTB a également réclamé lundi l’audition du CEO en commission des Finances de la Chambre.

« C’est le contribuable qui a sauvé Belfius »

Le député Denis Ducarme (MR) s’est lui insurgé contre les propos du CEO de Belfius : «C’est affligeant, quand on sait que c’est le contribuable qui a sauvé Belfius (anciennement Dexia) et qu’il paie encore», a affirmé l’ancien ministre des Indépendants à l’agence Belga. Il a ajouté qu’il interpellerait le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V) sur ces propos tenus dans ’Trends-Tendances’.

Dans son communiqué, Marc Raisière précise que Belfius continuera à soutenir l’économie belge «avec tous les moyens dont elle dispose, y compris le secteur de l’horeca», «d’autant plus face aux difficultés qu’il rencontre actuellement». «Nous avons entre-temps contacté plusieurs fédérations issues du secteur de l’horeca et des concertations ont été lancées afin de déterminer la façon dont nous pouvons fournir un soutien supplémentaire à leurs membres», ajoute-t-il.

 
 
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