Bozar dans l’incertitude après l’incendie de lundi

Après la stupeur, Bozar est désormais dans l’expectative. L’incendie qui s’est déclaré lundi soir a considérablement endommagé des parties de toiture, côté rue Royale. Si les experts sont actuellement sur place pour les constatations d’usage, le personnel n’a pas encore pu pénétrer dans les lieux et faire le point sur les dégâts. « Nous ne pouvons pas encore rentrer dans le bâtiment où l’électricité est de toute manière coupée, ce qui complique l’évaluation des dégâts » explique Leen Daems au service communication.

On sait cependant que certaines parties du bâtiment ont été particulièrement touchées. « C’est le cas du circuit d’exposition où se déroulait l’exposition Danser Brut. Heureusement, celle-ci venait de se terminer et il n’y avait plus d’œuvres dans ces salles » précise Leen Daems. Par contre, on ne sait encore rien concernant les œuvres de l’exposition Philippe Vandenberg, toujours en cours. L’autre grand circuit, situé du côté de la rue Ravenstein, où se déroulent actuellement les expositions Hotel Beethoven et Facing Van Eyck , aurait été largement épargné.

D’après les premiers constats, c’est la grande salle Henri Lebœuf qui aurait le plus souffert, notamment en raison des grandes quantités d’eau déversées pour maîtriser l’incendie. « Ses balcons sont endommagés, tout comme l’orgue qu’elle abrite. Ailleurs, le plafonnage s’est détaché dans plusieurs espaces d’exposition. Mais les verrières ont généralement bien résisté », expliquait mardi Johan Vanderborght, porte-parole de la Régie des Bâtiments.

Une équipe de la Régie s’est rendue sur place mardi matin, accompagnée de techniciens de Bozar et d’un entrepreneur afin d’établir les premières constatations en matière de stabilité et de sécurité du bâtiment, ainsi que les réparations à prévoir.

« Nous avons deux priorités : la sécurité des personnes qui travaillent au sein du bâtiment et la prise de mesures préventives », explique Johan Vanderborght. « Les gouttières ont été sectionnées durant l’intervention des pompiers. L’écoulement de l’eau ne peut donc pas se faire normalement, alors que l’on prévoit du mauvais temps. Nous voulons dès lors limiter autant que possible les dégâts des eaux. »

Pour l’instant, des pompes sont à l’œuvre pour évacuer l’eau mais le toit n’est pas encore totalement protégé, permettant à la pluie de pénétrer dans le bâtiment. En tout état de cause, Bozar restera fermé au moins jusqu’au lundi 25 janvier. D’ici là, les équipes devraient pouvoir revenir sur les lieux et évaluer plus précisément les dégâts et leurs conséquences sur les activités à venir.

 
 
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