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Unité nationale: des divisions trop profondes pour être comblées en 100 jours

L’assaut du Capitole a montré les risques que fait peser l’incompréhension qui règne avec les trumpistes convaincus. Biden devra jouer de son style pour combler le fossé. Mais les divisions sont profondes.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

Les 25.000 soldats de la Garde nationale stationnés à Washington sont là pour en témoigner : l’Amérique est plus divisée que jamais. Les derniers jours de la présidence de Donald Trump ont mis en lumière cette crise sociale dans une sombre violence politique qui s’est exprimée le 6 janvier au Capitole.

« Ces divisions profondes ne datent pas du mandat de Donald Trump, élu justement parce que l’Amérique était divisée. Contrairement à l’image que l’on s’en fait en Europe, le pays n’était pas rassemblé et uni sous l’ère Obama. Mais cette fois, les extrêmes sont plus visibles, plus médiatiques et plus actifs », souligne Maud Quessard, directrice du domaine Espace euratlantique-Russie à l’IRSEM. Si dans un sondage publié mardi, seuls 38 % des Américains ont une opinion favorable de Trump, il ne faut pas l’oublier : 73 millions d’Américains ont voté pour lui lors du scrutin de novembre dernier.

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1 Commentaire

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , mardi 19 janvier 2021, 21:41

    Le "trumpisme" présenté comme une nouvelle idéologie cela n'existe pas et il faudrait cesser d'utiliser ce mot, à commencer par moi même car il m'est arrivé par facilité d'y avoir recours également. Il n'y a évidemment pas un nouveau courant de "pensée" émanant du "fired President". Ce serait lui faire trop d'honneur lui qui ne lit pas ne réfléchit pas, trop confiant dans son irrésistible instinct de pseudo winner. Ce qu'on retiendra de lui c'est qu'il fut pour le plus grand malheur de ce pays une sorte de dénominateur commun dans un amalgame abracadabrantesque rassemblant d'une part les groupes d'hallucinés du cerveau allant du suprémacisme blanc en passant par l'antisémitisme et le complotisme, sans oublier bien entendu le satanisme, la plupart très nerveux de la gachette, et d'autre part l'électorat blanc "rural" de droite et d'extrême droite, en général peu ou pas diplômé, vouant une forme de haine tenace aux Démocrates considérés souvent comme communistes. Trump a "uni" tous ces gens sous une bannière factice faite de thèmes simplistes et ensuite il a joué du mégaphone pendant quatre ans, leur chantant exactement ce qu'ils avaient envie d'entendre. Cet électorat disparate subsistera après Trump car il préexistait à son arrivée au pouvoir . Mais ils ont perdu pour de bon leur gourou car Trump ne parviendra pas rechanter la même chanson en 2024. Trump c'était un revolver à un coup seulement. Le GOP va traverser une crise majeure à coup sûr. Et chaque camp fourbit ses armes. Cet après-midi Mitch Mc Connell, le très puissant leader des sénateurs républicains, a dans un discours au Sénat catégoriquement imputé à Trump et à ses mensonges la responsabilité de l'insurrection du 6 janvier. C'est un fait politique majeur !

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