Joe Biden, président des Etats-Unis: «La démocratie l’a emporté»

Joe Biden a prêté serment, ce mercredi 20 janvier, sur le coup de midi (18 heures, heure belge) et est officiellement devenu président des Etats-Unis, poste auquel il succède à Donald Trump. Il est devenu, par la même occasion, le plus vieux président de l’histoire du pays.

Quelques minutes avant lui, Kamala Harris, première femme à être vice-présidente des Etats-Unis, avait également prêté serment.

« L’histoire de ce pays dépend de nous tous, le peuple américain, dans notre recherche d’une union plus parfaite », a dit Joe Biden dans son discours. « Nous sommes un peuple bon. Au cours de siècles de troubles, de conflits, de paix et de guerres, nous avons fait tant de chemin et nous avons tant de chemin à parcourir. Il y a tant à faire dans ce monde où il y a tant à construire, à réparer et à gagner. Il y a un virus qui ravage notre pays, qui a pris autant de vies en une année que ce que l’Amérique en a perdu pendant la Seconde Guerre mondiale. (…) Et il y a un cri de colère qui réclame la justice raciale. C’est un cri de survie, un cri désespéré. Il y a aussi l’avancée du suprémacisme blanc au sein même de notre nation et nous devons faire face à ce défi. Pour protéger notre avenir, il faut plus que des mots, il faut l’union. »

« En 1863, Abraham Lincoln a signé la déclaration d’émancipation. Lorsqu’il a posé ce papier, il a déclaré : “Si mon nom entre dans l’hsitoire, ce sera pour ce document et toute mon âme est dans ce document.” En ce jour de janvier, toute mon âme est mise dans cette œuvre d’unification et je demande à tous les Américains de se joindre à moi dans cette cause », a-t-il poursuivi.

« Notre histoire a toujours été une lutte entre l’idéal américain et la réalité du racisme et de la haine, lesquelles nous déchirent depuis toujours. C’est une bataille sans fin, que ce soit dans le terrorisme, dans les guerres, peu importe nos efforts et nos sacrifices, les bons esprits ont toujours triomphé. (…) Nous sommes ici où Martin Luther King nous parlait de son rêve, où nous avons tenté d’empêcher les femmes de voter et regardez où nous en sommes aujourd’hui. Nous avons Kamala Harris. A tous ceux qui ont soutenu notre campagne, cette grande leçon d’humilité, et pour ceux qui ne nous ont pas soutenus, je vous dis ceci : si vous n’êtes toujours pas d’accord avec moi, pas de problème. C’est ça, les Etats-Unis : être en désaccord. Mais cela ne doit pas conduire à la dissolution de notre pays. Nous devons mettre fin à cette guerre incivile. Je fais le serment devant vous d’être le président pour tous les Américains. Je vous promets que je lutterai aussi bien pour ceux qui m’ont soutenu que ceux qui ne m’ont pas soutenu. »

 
 
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