L’UEFA s’accroche à l’Euro mais avec quels supporters?

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Une nouvelle salve est venue d’Allemagne, oscillant entre avis modérés et radicaux. Si le président du CA du Bayern Munich Karl-Heinz Rummenigge et le directeur sportif de Francfort Fredi Bobic proposent un Euro rapatrié dans un seul pays (« ou deux ou trois », suggère aussi Bobic), l’ancien sélectionneur de la Mannschaft Berti Vogts suggère un nouveau report à l’hiver prochain. « Quand une majorité de personnes auront pu être vaccinées », dit-il.

Forfait de stars ?

Vogts brandit la crainte d’un simulacre de compétition dans les tribunes. Comme sur le terrain. « Dans les circonstances actuelles, je peux même imaginer que des grands joueurs déclarent forfait. Voyez ce qui se passe actuellement avec le Mondial de handball en Égypte. »

L’épidémiologiste Markus Scholz va plus loin. « Un Euro en juin sous-entend que la pandémie est sous contrôle. Sur la base de nos informations, on n’en sera pas à ce stade à ce moment-là. Disputer un championnat d’Europe m’apparaît prématuré. »

L’UEFA se retrouve en fait dans la même impasse que le CIO avec les Jeux de Tokyo. Un nouveau report (voire une annulation) n’est pas envisageable. Officiellement, les instances européennes du football ne veulent pas commenter le scénario d’un déménagement. « Nous travaillons sur 4 scénarios : des stades pleins, entre 50 et 100 % d’occupation, 20 à 30 % d’occupation ou le huis clos », a rappelé un porte-parole de l’UEFA.

Verdict le 5 mars

Fin d’année 2020, les douze villes hôtes ont dû remettre un protocole étudiant toutes les possibilités et aucune ne s’était désistée. Une décision définitive (?) est attendue le 5 mars prochain.

L’option d’une présence partielle des supporters implique également un contexte où la priorité serait donnée aux personnes du pays hôte, les étrangers n’étant admis que sous conditions sanitaires strictes.

« L’UEFA n’est pas folle et prend la situation très au sérieux », a pour sa part déclaré Mehdi Bayat à nos confrères de « Het Laatste Nieuws ». « Un Euro dans 12 pays ou dans un seul, avec ou sans public ? Différents scénarios sont à l’étude. Si les supporters sont admis, il ne faudra prendre aucun risque. L’UEFA ne veut pas jouer avec la vie des gens. »

Déjà la manière dont cet Euro sera vécu par les supporters restés au pays est incertaine, alors imaginez pour ceux qui pourront éventuellement le vivre sur place. Sur les 2,5 millions de chanceux qui avaient pu acheter un ticket, combien ont encore envie de jouer avec leur argent ? À cette question, l’UEFA aura une première réponse après le 26 janvier, date-butoir pour demander un remboursement sans être soumis aux nouvelles conditions de vente.

 
 
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