Alexander De Croo sur les problèmes avec Pfizer: «Il faut éviter de dramatiser»

Alexander De Croo sur les problèmes avec Pfizer: «Il faut éviter de dramatiser»

Le Premier ministre était interrogé jeudi à la Chambre à propos de la décision de Pfizer de livrer moins de flacons à la Belgique alors qu’il est désormais autorisé d’administrer une 6e dose avec un seul de ces flacons. Le contrat prévoyait en effet une livraison par dose et non par flacon.

« Comment pouvez-vous accepter de tels comportements de prédation ? », s’est interrogé le député François de Smet (DéFI). « Il ne faut pas accepter cette situation », a ajouté Sofie Merckx (PTB), parlant de « banditisme » de la part de la firme.

« Il faut éviter de paniquer ou de dramatiser », a répondu Alexander De Croo (Open Vld), indiquant ne pas suivre l’Italie dans son intention de mener une action à l’encontre de Pfizer. « Il est vrai que certains fabricants ont dit qu’ils allaient fournir moins. (…) Mais les quantités qui suivront vont augmenter. On parlait au départ de 300 millions de doses Pfizer, on passe à présent à 600 millions (au niveau européen) », a-t-il ajouté.

Un stock suffisant pour la deuxième dose

Selon le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a), également interrogé à la Chambre, l’Italie veut aller en justice car que le pays ne dispose pas d’assez de vaccins en stock pour injecter la deuxième dose nécessaire par patient. « Ce ne sera pas notre situation », a-t-il assuré. « Les personnes qui ont été vaccinées au début du mois recevront leur deuxième vaccin à partir de la semaine prochaine. Un stock suffisant est prévu pour cela », a indiqué le ministre.

Pressés par Catherine Fonck (cdH) d’accélérer la campagne de vaccination, Alexander De Croo et Frank Vandenbroucke ont précisément justifié la présence de doses non encore administrées par la nécessité d’assurer la deuxième injection. « Oui, les Régions ont fait ce choix d’être assez prudentes, afin d’être sûres que le deuxième vaccin puisse être administré », a répondu M. De Croo.

En outre, « la task force nous explique qu’il n’y a quasi plus de stock mort, dont l’administration n’est pas programmée », a renchéri M. Vandenbroucke.

 
 
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