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Données personnelles: comment l’Etat prend des libertés avec votre vie privée

Si vous êtes sensible à l’utilisation de vos données personnelles, un article passé inaperçu dans l’arrêté ministériel « covid » du 12 janvier dernier devrait vous intéresser. Problème : il est impossible pour le citoyen de décoder sa portée. Des recours devant le Conseil d’État sont envisagés.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 7 min

Le 8 janvier dernier, le Comité de concertation se passe de conférence de presse pour vous annoncer ce qui va changer dans les mesures prises pour lutter contre le covid. A la télé, on vous parle de la réouverture des auto-écoles et c’est à peu près tout. L’arrêté ministériel publié quatre jours plus tard au Moniteur introduit pourtant d’autres décisions. La prolongation des mesures exceptionnelles, comme le couvre-feu, jusqu’au 1er mars. Ainsi qu’un très discret « article 8 ». Quelques phrases, difficilement abordables pour un public non averti.

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5 Commentaires

  • Posté par OPDEBEECK Jean-Marie, jeudi 21 janvier 2021, 21:22

    Cet article peut apparaître comme étant très inquiétant et doit mettre en émoi tous les légalistes et constitutionalistes. J'y vois aussi un article dont tous les conspirationistes et Qanonistes vont se régaler sur les réseaux sociaux (surtout FB). Mais en pratique - en tant que citoyen lambda- en quoi cela me touche-t-il et qu'ai-je à craindre ?

  • Posté par dekoker philippe, jeudi 21 janvier 2021, 18:28

    Il ne faut pas confondre adhésion et approbation de toutes leurs mesures...Ce sont deux choses différentes. J'obéis parce que je n'ai pas le choix mais je n'approuve pas. Quand cela sera finit, il faudra que nous gouvernements rendent des comptes sur l'usage qu'ils ont fait de leurs pouvoirs spéciaux, qu'ils prouvent que toutes les données privées ayant servi au flicage soient effacées, qu'ils compensent toute privation excessive inutilement imposée. Et last but not least que l'on évalue tous les dispositifs légaux ayant été utilisés pendant le covid et que le cas échéant,on en réduise la portée. Quand "monsieur choc" VDB dit que c'est facile de fliquer les gens à l'étranger parce que depuis la loi anti terroriste le gouvernement peut avoir accès aux données téléphoniques des opérateurs mobiles, il y a clairement un détournement inacceptable qui crée un précédent dangereux. Un voyageur même interdit est un voyageur pas un terroriste. L'étape d'après c'est quoi? La questionette? Pour rappel, les élus ne sont rien sans nous et nous représentent. Via les pouvoirs spéciaux, nous leurs avons temporairement abandonné un certain nombre de libertés en raison du contexte, il est logique qu'ils rendent des comptes sur l'usage. Que cette usage soit le plus limité possible dans le temps. Et que TOUTES ces mesures attentatoires soient révoquées immédiatement dès que cela est terminé.

  • Posté par VERDOODT-COLART Jean-Marie, jeudi 21 janvier 2021, 18:16

    Bien sur il faut respecter le droit à la vie privée mais il faut également fournir les possibilités pour éradiquer le virus et surtout contraindre les irréductibles qui ne respectent pas les règles et ralentissent ainsi la fin des soucis.

  • Posté par Timothée De Backer, jeudi 21 janvier 2021, 23:52

    Ce qui ralentit la fin des soucis c'est l'idée qu'on a un contrôle sur le virus, et qu'il suffit de respecter les mesures pour qu'il disparaisse. Il faut apprendre à vivre avec et pas rajouter des règles absurdes et invivables qui ne mènent qu'à une folle escalade de privation de libertés, pour des résultats tout à fait discutables.

  • Posté par Moriaux Raymond, jeudi 21 janvier 2021, 17:57

    Une sérieuse mise à plat me semble indispensable. Les balises réglementaires doivent impérativement être respectées.

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