Accueil Société

Voyages à l’étranger, métiers de contacts: les nouvelles mesures du Comité de concertation

La situation actuelle de la pandémie ne permet pas la reprise des activités pour les métiers de contact non médicaux, tandis que les voyages sont limités à ce qui est « essentiel ».

Temps de lecture: 4 min

Le Comité de concertation réunissant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées a décidé vendredi de durcir les mesures prises pour endiguer la propagation du coronavirus et de ses variants plus contagieux, en interdisant les voyages non essentiels à l’étranger durant la période allant du 27 janvier au 1er mars.

Le Premier ministre Alexander De Croo a aussi annoncé la tenue d’un nouveau Comité de concertation le 5 février pour examiner le sort à réserver aux « métiers de contact non médicaux » – comme les salons de coiffure et instituts de beauté – qui pourraient redémarrer leurs activités le 13 février au plus tôt.

Voyages à l’étranger

« Nous limitons les voyages à ce qui est essentiel », a affirmé le chef du gouvernement lors d’une conférence de presse, en citant comme exemples les déplacements liés à la coparentalité, aux traitements médicaux, à ceux effectués par les travailleurs transfrontaliers et pour les voyages « à pur caractère professionnel ».

Selon M. De Croo (Open Vld), une quarantaine de dix jours et deux tests négatifs au coronavirus seront aussi imposés à partir de lundi prochain, le 25 janvier, aux voyageurs en provenance du Royaume-Uni, d’Afrique du sud et d’Amérique du sud. Avec « une déclaration sur l’honneur », a-t-il précisé.

« Les non-ressortissants belges devront pouvoir montrer un double test PCR au départ et à l’arrivée » au 1er et au 7e jour, a encore indiqué M. De Croo.

La Belgique espère ainsi endiguer la propagation de variants du coronavirus, a-t-il expliqué, en citant la variante britannique « nettement plus contagieuse ».

« Les gens qui voyagent ont plus de variants que ceux qui ne voyagent pas, a justifié le chef du gouvernement fédéral.

« Nous ne construisons aucun mur autour de notre pays », a-t-il toutefois assuré.

Métiers de contact non médicaux

Selon le Premier ministre, la situation actuelle de la pandémie ne permet pas la reprise des activités pour les métiers de contact non médicaux.

Le Comité de concertation a décidé qu’une possible réouverture pourrait avoir lieu au plus tôt le 13 février, sous des conditions encore plus strictes que lors du premier confinement et après une évaluation de la situation épidémiologique prévue le 5 février. Elle concernera aussi les villages de vacances et les parcs animaliers et zoos.

C’est, selon M. De Croo, nécessaire pour « pouvoir protéger au maximum les clients mais aussi les professionnels du secteur ».

Le travailleur de « contact » sera ainsi obligé de porter un masque FFP2, le client devra au minimum porter un masque chirurgical – les masques en tissus ne seront donc plus autorisés dans les salons – et même par mauvais temps, les portes et les fenêtres resteront ouvertes sauf si un compteur de CO2 est installé.

Nouvelle stratégie de testing

Les personnes testées positives au coronavirus devront pour leur part se placer en isolement durant dix jours – et non plus sept comme cela est actuellement le cas, a pour sa part annoncé le vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A).

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle stratégie de testing élaborée cette semaine par les différents ministres de la Santé et qui prévoit d’intensifier les tests, par exemple dans des écoles ou des quartiers où des foyers de contamination sont détectés.

De plus, à partir de la semaine prochaine, tous les laboratoires, y compris les laboratoires privés, auront les moyens d’utiliser des tests PCR avec lesquels il sera immédiatement possible de déterminer s’il s’agit d’un variant plus infectieux du coronavirus.

M. Vandenbroucke a assuré que la vaccination restait un élément important de la lutte contre le Covid-19.

Le vice-Premier ministre SP.A a admis que la vaccination restait « un parcours délicat » car la campagne dépend de la production et de la livraison de vaccins. Mais « les choses avancent », a-t-il dit en soulignant que plus de 183.000 personnes avaient déjà été vaccinées.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

16 Commentaires

  • Posté par curto calogero, samedi 23 janvier 2021, 10:35

    Pourquoi, les coiffeurs doivent installer des aérateurs , ils sont beaucoup plus utile dans les classes d'école, beaucoup plus surpeuplée.ils faut investir en masses dans les écoles pour sortir de cette contamination

  • Posté par curto calogero, samedi 23 janvier 2021, 10:27

    Les citoyens , n'oublierons jamais les décisions du 22 janvier 2021, cella va se répercuter sur la confiance envers nos politiques, les prochaines élections vos voir apparaitre des nouvelles majorité.

  • Posté par Vandenhaute Patrick, samedi 23 janvier 2021, 9:39

    Bravo Mme Delvaux pour votre éditorial. A lire l'article de la rectrice de l'ULB aussi dans le soir dont voici un extrait. La génération de mes parentsétait, comme celles qui l’avaientprécédée, convaincue que leursenfants vivraient mieux qu’eux. Lesguerres étaient finies, la croissance explosait, les sciences promettaient detout vaincre. Je suis devenue mère. Jesuis rectrice, en charge de 35.000jeunes gens et de leur formation à la vieadulte, au-delà des spécialités de leurdiplôme futur. Et comme celles et ceuxde ma génération, je suis rongée par un doute. Un doute ? Une quasi-certitude : ces enfants, nos enfants, vivront moins bien que nous. Le monde que nous leur léguons est dangereux, instable, et nous ne les y avons pas préparés. Dans ce désastre lent qui se trame d

  • Posté par Vandenhaute Patrick, samedi 23 janvier 2021, 9:27

    Tout à fait d'accord sur le fond Monsieur Helleputte. Un vrai scandale de démocratie, de plus les taux d'incidence sont parfois plus élevés dans certaines communes du littoral que dans des régions comme par ex la Bretagne. chiffres qui sont vérifiables en utilisant Santé Publique France et les chiffres belges. Ce n'est donc pas du complotisme. Malheureusement, je pense que les coiffeurs ne reprendront pas leurs activités le 15 février. On leur dit "si la situation le permet" sans objectifs précis et le 13 février on dira pas possible et ils auront fait des investissements pour rien ( extracteur de CO2, masques FFP2) . Garder un masque chirurgical toute la journée c'est impossible, voir les commentaires du milieu médical. D'ailleurs, ce matin l'OMS mentionne que les masques en tissu sont toujours efficaces, à pleurer. Et nos jeunes, un discours creux de De Croo. Pas un mot pour la culture, pour l'Horéca, pour le sport des jeunes... Un vrai scandale, combien de temps va-t-on encore sacrifier la jeune génération, voir des indépendants jour après jour se rapprocher de la faillite. Facile quand on touche tout les mois un salaire confortable Monsieur Vandenbroeck. Il faut changer de stratégie et de stratège. Si l'on regarde crument les chiffres Sciensano, les décès des plus des 65 ans, dont je fais partie, représentent 93 %. On doit en attendant qu'ils soient vaccinés, confiner les plus de 65 ans et permettre de tout réouvrir. Il faut donc intensifier le rythme de la vaccination, nous sommes parmi les 27 pays européens en queue du classement. On sait interdire, verbaliser mais incapable de gérer. Nous vivons dans une dictature sanitaire.

  • Posté par Raspe Eric, samedi 23 janvier 2021, 11:31

    Les erreurs de votre raisonnement sont les suivantes. Primo, confiner hermétiquement les personnes âgées leur ôte le plaisir de vivre. On a observé les ravages sur l'état psychologique des résidents des maison de repos du premier confinement. Vous prônez donc une forme de harcèlement moral de cette population (une double peine quoi). C'est être particulièrement ingrat et inhumain vis-à vis d'eux. Secundo, ce confinement des aînés ne sera jamais étanche : il auront toujours de contacts avec les plus jeunes. Comme l'absence de mesures permettra une circulation du virus maximale dans la population jeune, le risque d'infection des aînés sera sensiblement majoré. Tertio, même si la proportion de jeunes qui souffrent des formes sévères de la maladie est plus faible, si la circulation du virus augmente, le nombre de cas augmente en parallèle et donc aussi le nombre absolu de jeunes qui finiront à l'hôpital.

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko