Le Standard doit gagner face au Sporting de Charleroi pour continuer à rêver

Cette semaine, les Standardmen ont balayé Malines derrière leurs casernes.
Cette semaine, les Standardmen ont balayé Malines derrière leurs casernes. - Belga

Match aller entre Charleroi et le Standard. La tension est palpable, les 22 acteurs sont chauffés à blanc. La partie entre dans ses 10 dernières minutes, moment choisi par Michel – Ange Balikwisha et Nicolas Raskin pour planter leur rose. Deux goals qui viennent couronner une prestation aboutie, dans tous les compartiments du jeu (succès 1-2, Mamadou Fall ayant ensuite réduit la marque).

Au Mambourg, le Standard affiche ses ambitions d’octobre, dans le sillage du Club de Bruges. Pour tous, les Rouches deviennent l’adversaire numéro 1 de Gazelles contre lesquelles ils livrent un match de haut vol quelques jours plus tard. Qui pourra empêcher les troupes de Philippe Montanier de se mêler à la course au titre ? La réponse s’étalera sur de nombreux mois, disputés en mode mineur, avec des défaites aussi honteuses que cuisantes.

« Nous sommes passés d’équipe à suivre à une formation presque inutile. » Maxime Lestienne a récemment résumé la situation avec justesse. Paralysé par la peur de mal faire, englué dans un style qui ne correspond pas à ses joueurs, le Standard a traversé une lourde crise existentielle. Le jeu se liquéfie, la confiance s’étiole, les supporters grondent et le staff tremble. Quatre unités sur les 24 en jeu, de quoi tomber dans un marasme qui ne pouvait se résorber sans un électrochoc.

Une décharge nommée Mbaye Leye, arrivé sur la pointe des pieds, mais déterminé comme jamais. Pendant ce temps, Charleroi balbutie son jeu. Véritable épouvantail en début de saison, il ne parvient plus à trouver son rythme. La balle ne roule plus comme le Sporting le désire, au contraire de leurs hôtes de cette fin de journée. Ceux qui, en trois rencontres, ont fait voler en éclats les critiques et autres incertitudes.

Chirurgicaux dans leurs actions, les Standardmen ont balayé Malines derrière leurs casernes ce mercredi. Avec des gestes bourrés de certitude, comme si la frustration des derniers mois n’était plus qu’un lointain souvenir. Toutefois, et parce qu’il vaut mieux parfois prévenir que guérir, les mémoires ne peuvent pas occulter la baisse de régime connue dans la foulée du match aller. Le Standard est dans son pic de forme, celui sur lequel il voudra surfer face à l’un de ses rivaux ancestraux. Mais il ne devra pas oublier ce qui l’attend dans la foulée, à savoir deux déplacements délicats, à Ostende et au Club de Bruges. Pour les aborder comme il se doit, à savoir sans pression, le but de ce choc sera de vaincre. Avec la manière ? C’est accessoire, ou plutôt secondaire. En prenant du plaisir ? C’est la base actuellement. S’amuser dans ses choix, ne pas hésiter au moment de dribbler et oser prendre des risques dans ses décisions.

Selim Amalllah, transfiguré ces dernières semaines, et ses partenaires connaissent donc leur mission avant de recevoir les Zèbres. L’emporter, pour continuer à rêver…

 
 
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