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Carte blanche: «Le numérique n’est pas une fin en soi pour la relance»

La révolution numérique transforme l’humanité dans son ensemble. A ce titre, il est nécessaire d’en évaluer les impacts économiques, financiers, sociaux, sanitaires et environnementaux.

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Dans sa note de politique générale, le secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques Thomas Dermine stipulait que le plan de relance économique post-Covid en cours de discussion « constitue une opportunité de “reconstruire en mieux” pour s’assurer d’une société à la fois prospère (…) mais aussi inclusive, numérique et durable ; en bref, une Belgique meilleure. » Le numérique nous emmènerait-il dès lors forcément vers un monde meilleur ? Numériser notre société toujours plus serait-il devenu un objectif prioritaire pour notre société ? Au même titre que d’assurer une société prospère et plus égalitaire ou de garder une planète viable pour nos enfants (et nous-mêmes) ?

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1 Commentaire

  • Posté par Moreau Michel, dimanche 31 janvier 2021, 17:34

    Les raccourcis de M. Dermine ont déjà démontré son aisance à habiller des hallucinations technologiques en opportunités incontournables, hallucinations d'autant plus faciles à induire dans le cerveau de nos dirigeants qu'ils n'y comprennent rien mais ne voudraient à aucun prix le laisser paraître (Cfr. le merveilleux remplacement annoncé de Caterpillar par la voiture électrique de Thunder Power !)... Merci donc aux auteurs de cette carte blanche pour le rappel des priorités humaines, qui ne sauraient en aucun cas se résumer à de prétendus gains d'efficacité ou autres avantages compétitifs dans la guerre économique mondialisée qui se livre autour des technologies numériques. Merci en particulier pour leur réflexion sur les principes aptes à guider les décisions. Il me semble toutefois que ces principes ne laissent pas encore la place requise aux questions qui débordent largement, voire précèdent, tout calcul classique du rapport coûts/bénéfices, même multifactoriel. Les analyses d'Alain Supiot sur les risques inhérents à l'évolution insidieuse du Gouvernement par les Lois vers un Gouvernement par les Nombres (12 conférences en podcast sur FranceCulture), les recherches d'Antoinette Rouvroy sur la gouvernance algorithmique, pour ne prendre que deux exemples, sont importantes pour mettre au jour, au-delà de 'critères d'acceptabilité', les ressorts de pouvoir et d'aliénation que peuvent aisément mettre en tension l'adoption de ces techniques. Clairement, ce qu'on nomme très improprement "intelligence artificielle" peut sous-tendre des technologies très utiles, et ne sauraient donc être négligées : mais les mêmes technologies de corrélation statistique autoadaptative peuvent aussi bien activer des sites de lobotomie artificielle, qui enferment l'individu dans sa bulle individuelle et pilotent ses choix (Cfr. da Empoli, Les Ingénieurs du Chaos, par exemple)...

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