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Opposition aux mesures sanitaires: des Pays-Bas à la Grèce, le consensus miné par les restrictions

Manifestations, rassemblements, heurts… depuis plusieurs jours, des débordements essaiment aux quatre coins de l’Europe. Faut-il les lier à une colère, un ras-le-bol généralisé des restrictions liées à la crise sanitaire ? Tentative d’explication.

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Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 4 min

Cent trente et une interpellations lors de manifestations contre les mesures sanitaires. Des protestations contre le couvre-feu qui se transforment en violences, en particulier samedi et dimanche soirs. Les Pays-Bas, théâtre de débordements liés aux restrictions de libertés adoptées dans le cadre de la crise sanitaire, est-il le seul pays où l’érosion de l’adhésion aux mesures est présente ? Assiste-t-on à un ras-le-bol généralisé de la population ? En Israël, après de premiers heurts lundi, des violences ont à nouveau éclaté mardi entre policiers et juifs ultraorthodoxes opposés aux mesures sanitaires. En Grèce, tous les rassemblements seront interdits pendant une semaine, alors qu’une manifestation étudiante est prévue jeudi et une autre de l’extrême gauche vendredi. Au Danemark, des manifestations contre les nouvelles mesures sanitaires ont émaillé le week-end. S’il semble compliqué de rassembler tous ces débordements sous la même bannière, certaines motivations similaires peuvent nous éclairer.

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2 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, jeudi 28 janvier 2021, 11:45

    "Le consensus miné par les restrictions"...? Mais de quel 'consensus' parle-t-on, en fait ? Si l'immense majorité de la population se conforme bien (comme signalé) aux contraintes que le virus impose au vivre-ensemble (ce que confirme le fait que sa propagation reste encore contrôlable), et si donc cette adhésion massive fait largement consensus (consensus n'étant évidemment pas unanimité), comment cette adhésion-là pourrait-elle être minée par les 'restrictions' ? Ne serait-elle pas menacée plus vraisemblablement par la transgression systématique des règles, par une frange très visible, bruyante, vindicative d'opposants ? Une frange d'ailleurs pas du tout constituée par les meutes qui détruisent et pillent ostensiblement à n'importe quelle occasion, ni par une tranche d'age spécifique ('les jeunes') : cette frange n'est-elle pas, au contraire, transversale, coalisée par un 'consensus alternatif', celui des habitués du 'moi d'abord', les individus-rois, les gagnants, qui redéfinissent la liberté comme 'leur' droit personnel ? Et du coup, ne serait-ce pas la cohabitation antagoniste de ces deux 'consensus' au sein même de nos dirigeants qui expliquerait leurs atermoiements, leurs règles-passoires, leurs recommandations édentées, leurs constants revirements ?

  • Posté par Pire Bernard, lundi 1 février 2021, 10:16

    Je ne partage pas entièrement votre analyse, même si je vous rejoins sur certains points. Je pense que la "frange" s'élargit singulièrement ces derniers temps et elle n'est pas faite que de partisans du moi-d'abord exclusif ou de hooligans pillards. D'abord on constate que beaucoup de gens sont dans une situation de fragilité (économique ou psychologique) alarmante mais n'en sont pas encore au point de manifester publiquement leur désaccord. Durant l'occupation, la population dans son immense majorité rejetait l'occupant nazi mais bien peu osaient se rebeller ou entrer en résistance. C'est humain. Ensuite, les unes des journaux sont pleines de photos de policiers arrêtant des manifestants, je pense que ce n'est pas fortuit et dissuade plus d'un candidat manifestant. Je vois aussi beaucoup de gens, officiellement dociles, qui n'hésitent pourtant pas à enfreindre discrètement les règles, perçues comme iniques, sans effet ou prises dans une désorganisation et une manque de coordination flagrants. Pour ma part, je suis en télétravail complet depuis 2012, je ne suis pas un inconditionnel des sorties, des restaurants, des voyages et des événements sociaux. Je prends donc les mesures actuelles très bien. Je suis attaché au respect de la loi. Mais je suis inquiet quant au laminage insidieux de nos libertés fondamentales au titre de la santé publique et, avant ça, au titre de la sécurité publique. En celà je rejoins "la frange".

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