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Carte blanche: «Face à une jeunesse en souffrance, agissons avant qu’il ne soit trop tard»

Les unités de pédopsychiatrie pour adolescents font face à un tsunami de demandes de prise en charge pour des jeunes en grande souffrance. Il est essentiel qu’une prise de conscience collective se développe pour qu’une réponse sociétale soit apportée.

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Temps de lecture: 7 min

En tant que pédopsychiatres, nous voyons arriver ces dernières semaines à nos consultations, dans les services d’hospitalisation et aux urgences un nombre de jeunes en grande détresse bien plus important que ce que nous n’avons jamais connu. De plus, les tableaux cliniques sont plus sévères et plus inquiétants également. Nous rencontrons entre autres des jeunes qui cessent de s’alimenter et de s’hydrater du jour au lendemain, sans chercher à maigrir, ni à mourir pour autant. Eux-mêmes ne savent expliquer ce qui les emporte : ils perdent le goût à la vie et nous laissent en tant que parents, adultes et professionnels extrêmement démunis et impuissants.

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11 Commentaires

  • Posté par S E, mercredi 3 février 2021, 20:58

    Pendant que les jeunes souffrent, les vieux meurent. Faut être sacrément égoïste pour pas rester chez soi un an et dire qu'on gâche une vie.

  • Posté par Verfaille Eric, samedi 30 janvier 2021, 17:13

    Les experts ne cessent de dire, de contredire ou de redire et de parler de psychologie, de mal-être, de décisions antidémocratiques... D'après les psy de l'enfance et les pédiatres et les psychologues de tout poil, les adolescents vont mal parce qu'ils n'ont plus de vie sociale car ils n'ont plus la vraie école. J'ignorais que l'école était synonyme exclusif de vie sociale; c'est vrai que - comme tout travailleur - l'école est un tiers de la vie d'un jeune mais il reste deux tiers. Le deuxième, c'est la vie familiale et le troisième, les loisirs. C'est aussi dans ce troisième tiers que le jeune se construit. On lui a enlevé l'école et les loisirs où il cotoyait d'autres jeunes donc il est perdu. On a cru - à tort - que l'école numérique est l'avenir. Ce n'est pas en rétablissant l'école présentielle à 100% que les jeunes seront sauvés. Il faudra aussi et surtout penser au troisième tiers : les sorties, le verre après le vendredi 16 heures, la malbouffe avec les copains-copines, les sports, les activités en groupe, ... L'école numérique, c'est bien mais on voit que les jeunes ont besoin d'un adulte comme moteur et que la formation numérique des jeunes n'existe pas ou est trop oubliée. Au lieu d'aller mettre du latin, il faudrait peut-être mieux inclure deux heures d'outils numériques où le jeune apprendrait comment chercher des réponses au milieu de l'océan informatique en évitant les requins que sont fake-news et autres conneries. J'ai le sentiment que, encore une fois, c'est le professeur qui est responsable du mal-être de la jeunesse car il donne trop ou trop peu de travail, il est trop exigent ou pas assez...Et si le professeur avait peut-être, lui aussi, son mal-être ... mais là, aucun psy n'y pense. Il faut que le professeur justifie tout ce qu'il fait, il faut tout inscrire dans des modèles informatiques, accompagner le jeune par la main dans toutes ses démarches, le remettre sans cesse dans la bonne voie... Je rappelle qu'un bon apprentissage passe par des erreurs. Ce n'est pas en supprimant l'autonomie que le jeune apprend. Certes, il faut l'aider, le guider mais il faut aussi le laisser faire des essais et se c... la g... pour qu'il fasse des essais-erreurs. Chaque jeune est différent et ce n'est pas en mettant tous les jeunes dans le même moule qu'on en fera de "bons" adultes. Supprimer l'intégration au profit de l'inclusion, c'est dire que tous sont identiques dès le départ alors que de l'autre côté on n'a pas arrêté de nous dire qu'il y avait des dyslexiques, des dyscalculiques, des dysdivers... donc qu'il fallait adapter nos cours puisque chacun est différent. Mais, demain, ils seront tous identiques. Cherchons la ou les erreurs.

  • Posté par Verfaille Eric, samedi 30 janvier 2021, 17:10

    Les experts ne cessent de dire, de contredire ou de redire et de parler de psychologie, de mal-être, de décisions antidémocratiques... D'après les psy de l'enfance et les pédiatres et les psychologues de tout poil, les adolescents vont mal parce qu'ils n'ont plus de vie sociale car ils n'ont plus la vraie école. J'ignorais que l'école était synonyme exclusif de vie sociale; c'est vrai que - comme tout travailleur - l'école est un tiers de la vie d'un jeune mais il reste deux tiers. Le deuxième, c'est la vie familiale et le troisième, les loisirs. C'est aussi dans ce troisième tiers que le jeune se construit. On lui a enlevé l'école et les loisirs où il cotoyait d'autres jeunes donc il est perdu. On a cru - à tort - que l'école numérique est l'avenir. Ce n'est pas en rétablissant l'école présentielle à 100% que les jeunes seront sauvés. Il faudra aussi et surtout penser au troisième tiers : les sorties, le verre après le vendredi 16 heures, la malbouffe avec les copains-copines, les sports, les activités en groupe, ... L'école numérique, c'est bien mais on voit que les jeunes ont besoin d'un adulte comme moteur et que la formation numérique des jeunes n'existe pas ou est trop oubliée. Au lieu d'aller mettre du latin, il faudrait peut-être mieux inclure deux heures d'outils numériques où le jeune apprendrait comment chercher des réponses au milieu de l'océan informatique en évitant les requins que sont fake-news et autres conneries. J'ai le sentiment que, encore une fois, c'est le professeur qui est responsable du mal-être de la jeunesse car il donne trop ou trop peu de travail, il est trop exigent ou pas assez...Et si le professeur avait peut-être, lui aussi, son mal-être ... mais là, aucun psy n'y pense. Il faut que le professeur justifie tout ce qu'il fait, il faut tout inscrire dans des modèles informatiques, accompagner le jeune par la main dans toutes ses démarches, le remettre sans cesse dans la bonne voie... Je rappelle qu'un bon apprentissage passe par des erreurs. Ce n'est pas en supprimant l'autonomie que le jeune apprend. Certes, il faut l'aider, le guider mais il faut aussi le laisser faire des essais et se c... la g... pour qu'il fasse des essais-erreurs. Chaque jeune est différent et ce n'est pas en mettant tous les jeunes dans le même moule qu'on en fera de "bons" adultes. Supprimer l'intégration au profit de l'inclusion, c'est dire que tous sont identiques dès le départ alors que de l'autre côté on n'a pas arrêté de nous dire qu'il y avait des dyslexiques, des dyscalculiques, des dysdivers... donc qu'il fallait adapter nos cours puisque chacun est différent. Mais, demain, ils seront tous identiques. Cherchons la ou les erreurs.

  • Posté par FROGNIER CATHERINE, vendredi 29 janvier 2021, 22:27

    Cet article aurait dû paraître depuis des mois .... Et moi, non plus , je ne comprends pas ! Sauver les locataires des maisons de repos , qui ne seront plus là pour reprendre en charge l'économie rendue désastreuse par des décisions souvent à courtes vues . Les générations de mal-être et de désespérance qui ne sont pas ou si peu considérées .... , Ce sont "eux" qui devront vivre , et retravailler . Messieurs, les dirigeants et autres experts ,êtes vous conscients des catastrophes que vos décisions sont en train d'engendrer !! A 78 ans , je n'ai jamais imaginé que la Belgique deviendrais un état "policier" ; Les interdictions, la PEUR de tout ; la délation encouragée et reconnue ...... Je suis triste ,vraiment TRISTE

  • Posté par Taburiaux Fabienne, samedi 30 janvier 2021, 15:18

    Je suis tout à fait d'accord avec vous, il est inadmissible de sacrifier notre jeunesse

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