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Les amis de la révolution en Biélorussie craignent une «fatigue» de l’UE

La contestation de la dictature à Minsk ne mobilise plus les Occidentaux comme en août. L’opposante Tikhanovskaïa parle de… « camps de concentration ».

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 6 min

Les « amis » de la révolte populaire contre le régime dictatorial du président Loukachenko en Biélorussie s’inquiètent. L’« affaire Navalny » et les manifestations en Russie à l’appel de l’opposant nº1 au maître du Kremlin éclipsent en partie leur combat, en cours depuis bientôt six mois. L’Union européenne, « l’Ouest » en général, regarderaient ailleurs. Et la mobilisation de la société biélorusse, incessante, quotidienne, au long cours, mais désormais « décentralisée dans le temps et l’espace » comme l’explique « l’égérie » de la révolution Svetlana Tikhanovskaïa, est moins visible que les méga-rassemblements de l’été et de l’automne.

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