Accueil Sports Autres sports Voile

Vendée Globe: Jean Le Cam arrive et brocarde les nouveaux bateaux

Le navigateur préféré des Français est arrivé jeudi soir aux Sables d’Olonne. Il a ainsi terminé 4e au général, et 1er des bateaux sans foil. L’occasion pour le sauveur de Kevin Escoffier de dézinguer les nouveaux bateaux qui ne l’auront précédé que de quelques heures au terme d’un tour du monde en 80 jours.

Temps de lecture: 4 min

Il est définitivement le navigateur préféré des Français. Et pas seulement depuis qu’il a sauvé Kevin Escoffier, victime du naufrage de son bateau PRB, début décembre, au sud de l’Afrique du Sud. Jean Le Cam (61 ans) est surtout au centre de toutes les attentions pour sa gouaille, son histoire, sa gueule et ses coups de gueule !

8e sur la ligne, 4e au général

Jeudi soir, sur le coup 20h19 et 55 secondes, le skipper de « Yes We Cam » franchissait la ligne d’arrivée de son 5e Vendée Globe, dans une purée de poids indescriptible et des conditions de mer qui rendait impossibles toute image. Mais même sans image, Jean Le Cam est capable d’envoyer du son ! Et à peine venait-il d’être reclassé à la 4e place finale de cette 9e édition complètement hallucinante du Vendée Globe, suite à la prise en compte du temps compensé de 16h15 que lui avait attribué un jury international suite à son intervention pour sauver Kevin Escoffier, l’un des skippers-phare du pôle de formation de Port-La-Forêt prenait la parole pour laisser entendre, sans vraiment le dire, qu’il s’agissait bien de son dernier Vendée Globe (il l’avait promis à son épouse Anne), mais aussi que sa 1ère place à bord d’un bateau à dérive droite, sans foil donc, 10 heures à peine après le vainqueur Yannick Bestaven, sonnait comme un plaidoyer contre les nouveaux (et chers !) bateaux mis en œuvre par bon nombre de skippers professionnels.

« Ça y est, c’est fait ! », s’est exclamé Jean Le Cam, tout en restant mystérieux autour de cette ligne d’arrivée visiblement différente de celles qu’il avait déjà franchies auparavant. « Le Vendée Globe, cette fois, ça a été un truc de malades. Avec tout ce qui s’est passé, c’est vraiment… (silence) Et en plus, apparemment, je fais 4e ! (NDLR : passé 8e sur la ligne aux Sables d’Olonne, le Français a été reclassé 4e, la place qu’il avait désignée lors d’une interview effectuée pendant la course comme « la place du con »…) »

« Trop dire fait rire… »

Il n’empêche, celui qui a terminé 2e lors de sa première tentative n’a pas ménagé ses efforts : « Ça fait deux jours que j’étais à fond la caisse pour ne pas rater la marée », glissait Jean Le Cam, qui allait cependant être retenu au large des Sables jusqu’à 2 heures du matin, heure à laquelle il allait pouvoir accéder au chenal menant au port Olona, dans une arrivée qui s’annonçait d’ores et déjà triomphante ! « Anne m’avait dit que si je cravachais, je pouvais terminer devant Boris Herrmann, alors j’ai charbonné. Mon objectif était de finir avant Damien Seguin, autre skipper doté d’un voilier sans foil. J’ai donc atteint mon objectif tout en me demandant à nouveau ce que ces bateaux à foils sont venus faire dans cette course ! Tout ce travail, tous les calculs, tout cet argent, pour quoi ? Pour finir 10 heures à peine devant moi ? Souvenez-vous qu’Alex Thomson allait soi-disant finir cette course en 69 jours ! Et voilà où on en est (NDLR : le Britannique a été le troisième skipper à abandonner sur cette édition). En attendant, j’ai reçu de nombreux témoignages qui rêvaient de faire le Vendée Globe, mais qui s’interdisaient d’y arriver en raison des coûts d’un tel défi ! Je pense avoir démontré qu’il y avait bien moyen de faire le Vendée Globe avec des moyens plus limités. Mais il faut arrêter de le dire, il faut le faire. Or, trop dire fait rire, bien faire fait taire. Mais là, je suis au bout du bout du bout ! », a conclu l’un des héros de ce tour du monde en solitaire.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Voile

Voile: Denis Van Weynbergh a retrouvé Brest

Ralenti par la perte précoce d’une voile d’avant, le skipper des « Laboratoires de Biarritz » est arrivé bon dernier de la « Guyader Bermudes 1000 Races« , mais s’est qualifié pour la Route du Rhum, pour laquelle il est toujours sur liste d’attente.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

SoSoir Voir les articles de SoSoir VacancesWeb Voir les articles de VacancesWeb