Etats-Unis: chaque Première dame défend une «cause», quelle sera celle de Jill Biden?

Le président américain Joe Biden et la Première dame, le Dr Jill Biden, posent leurs mains sur leur cœur pendant que Patti LaBelle chante l'hymne national, au cours d’une prière présidentielle virtuelle inaugurale dans la salle à manger de la Maison Blanche, le 21 janvier 2021, à Washington D.C. (Etats-Unis).
Le président américain Joe Biden et la Première dame, le Dr Jill Biden, posent leurs mains sur leur cœur pendant que Patti LaBelle chante l'hymne national, au cours d’une prière présidentielle virtuelle inaugurale dans la salle à manger de la Maison Blanche, le 21 janvier 2021, à Washington D.C. (Etats-Unis). - Photo News

La Première dame des Etats-Unis, Jill Biden, participera aux efforts du gouvernement de son mari pour réunir des familles de migrants séparées par l’administration de Donald Trump, a annoncé vendredi la Maison Blanche.

Conformément à une de ses promesses de campagne, le président démocrate Joe Biden prévoit d’annoncer mardi « le lancement d’un groupe de travail sur la réunification des familles et des enfants » migrants, a déclaré sa porte-parole, Jen Psaki lors d’une conférence de presse.

« Sa femme la Dr Biden sera personnellement engagée et investie » dans cette équipe placée sous la houlette d’Alejandro Mayorkas, qui doit être confirmé ministre de la Sécurité intérieure lundi par le Sénat, a-t-elle ajouté.

Une Première dame toujours en activité

Jill Biden, 69 ans, est titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation et a prévu de continuer à enseigner dans une université proche de Washington malgré l’entrée de son mari à la Maison Blanche.

En décembre, elle avait visité un camp de migrants au Mexique, près de la frontière avec le Texas. « Nous sommes une nation accueillante, mais ce n’est pas le message que nous envoyons », avait-elle alors déploré.

Contraste avec Melania Trump

Son ton contraste avec celui de Melania Trump, l’épouse de l’ancien président, qui avait rendu visite à des enfants migrants en 2018 avec une veste barrée de la mention «I really don’t care, do u?» (Je m’en fiche complètement, et vous?).

Cette année-là, le gouvernement de Donald Trump avait décrété une politique de « tolérance zéro » à la frontière avec le Mexique, qui avait conduit à la séparation de centaines de familles.

Les drames vécus par les enfants avaient suscité un tollé jusque dans les rangs républicains et le milliardaire avait ordonné dès juin d’y mettre un terme, un juge imposant de son côté la réunification des familles divisées.

Les autorités ont ensuite identifié un peu plus de 2.700 enfants à réunir avec leurs parents.

Mais les parents de 611 enfants séparés à leur entrée sur le territoire américain n’ont pas été retrouvés, selon la puissante association de défense des droits civiques ACLU.

Et la majorité des parents expulsés restent coincés dans leur pays d’origine loin de leurs enfants, estime-t-elle, en demandant au gouvernement démocrate de les autoriser à revenir légalement aux Etats-Unis.

 
 
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