Coronavirus: les gros bénéfices engrangés par l’ULiège sur les tests Covid suscitent le débat

Coronavirus: les gros bénéfices engrangés par l’ULiège sur les tests Covid suscitent le débat

La répartition des bénéfices de l’activité de tests de l’université de Liège a suscité un gros débat lors de son dernier conseil d’administration, rapporte Sudinfo. Tout le monde a souligné l’inventivité de des chercheurs de l’université afin de pallier à la pénurie de réactifs lors du mois d’avril. Cependant, l’argent public a financé ces recherches et certains estiment que les bénéfices de l’opération doivent revenir aux pouvoirs publics.

« Le rapport qui a été présenté indique une recette de 32 millions pour quatre mois à peine d’activités et 12 millions de dépenses, explique cet administrateur. Ce qui laisse tout de même 19 millions de bénéfices, dont une bonne partie va revenir à l’université. » Il des clés de répartition des royalties générées par les trouvailles de ses chercheurs, réparties comme suit : 30 % pour l’institution, 30 % pour le laboratoire qui fabrique le produit, 30 % pour le ou les chercheurs qui l’ont inventé et 10 % pour Gesval, la société en interne qui gère les inventions de l’ULiège.

Selon les premières estimations, chacun des dix chercheurs à la base du nouveau procédé pourrait toucher sur 4 mois près de 250.000€, en plus de leur salaire.

Certains administrateurs ont mis en avant le fait que l’ULiège avait reçu de gros subsides pour démarrer cette opération (3,5 millions de la Région pour lancer l’usine et 1,8 million de la FWB). Et qu’à eux deux, l’État et la Région leur avaient déjà commandé pour 19,2 millions de tests.

 
 
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