Investissements intelligents, anticipation: voici pourquoi le Club de Bruges est un exemple à suivre

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Pourtant, au début de son règne, Bart Verhaeghe a connu bien des difficultés. Supporter acharné des Blauw en Zwart, le président du Club a été submergé par ses émotions au point de déraper à diverses reprises, notamment au niveau de l’arbitrage. Mais comment les Brugeois ont-ils donc réussi à devenir ce que certains surnomment aujourd’hui le « Bayern belge » ? Le modèle mis en place a fait ses preuves et doit faire bien des envieux.

1. Bart Verhaeghe a compris que réagir en supporter n’était pas la bonne solution. Il ne se laisse plus aussi facilement envahir par ses émotions comme par le passé et est parvenu à devenir plus pragmatique et stratégique en s’entourant des personnes ayant un but commun.

2. Il a investi intelligemment. Tout d’abord, au niveau des joueurs, en allant recruter en Amérique du Sud notamment des joueurs tels que Izquierdo ou Wesley qui ont apporté une plus-value à l’équipe et qui ont ensuite été revendu à prix d’or à l’étranger. D’autres exemples peuvent être cités comme Danjuma, Nakamba ou plus récemment encore Diatta. Ensuite, il a réussi à attirer à la Venise du Nord un entraîneur belge à succès, à savoir Michel Preud’homme. Ce dernier a replacé le Club de Bruges au sommet de la hiérarchie du football belge.

3. La stratégie mise en place permet aujourd’hui aux Brugeois d’investir dans des joueurs de renom. Le problème récurrent au poste de gardien a été résolu en engageant Simon Mignolet, un Diable rouge venant de… Liverpool. Bruges peut se permettre d’attirer des éléments tels que Noa Lang ou Bas Dost. La qualité prime avant tout.

4. Puissance économique, puissance sportive, Bruges peut se permettre de conserver des éléments clés comme Vanaken, Vormer ou Rits.

5. Bruges est aussi devenu un maître dans l’art d’anticiper. Un départ est très vite compensé. Ces dernières années, la formation brugeoise n’a jamais donné l’impression d’être dépassée par les événements. Pas de bricolage et pas de pansements sur des plaies. Tout est pensé afin d’éviter de se retrouver dans une situation délicate au niveau de l’effectif.

Bref, à l’heure actuelle, personne ne parvient à concurrencer ce FC Bruges qui, petit à petit, redevient une « référence » aussi au niveau européen. Cette saison, il a manqué à peine deux centimètres aux hommes de Philippe Clément pour faire partie des 16 meilleurs clubs en Ligue des Champions.

Bruges semble avoir pris une telle avance qu’il faudra sans doute des années pour combler le fossé qui sépare les autres clubs belges de l’ogre bleu et noir. Et la crise Covid que nous traversons ne devrait pas améliorer les choses. Sur le plan financier, Bruges a les reins solides, là où des formations comme Anderlecht ou le Standard peinent sérieusement…

 
 
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