Violences à Marseille: le procès renvoyé à une date ultérieure, plusieurs centaines de milliers d’euros de dégâts

@Capture vidéo RMC
@Capture vidéo RMC

Le procès en comparution immédiate de 14 supporters accusés d’avoir participé aux violents incidents survenus samedi au centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille a été renvoyé lundi à une date ultérieure (le 24 février).

Evoquant « une attaque en règle, hyper-violente », le procureur a requis un mandat de dépôt contre les 14 prévenus, dont le plus jeune a 19 ans : s’il était suivi par le tribunal, tous resteraient en prison jusqu’à la prochaine audience.

Ils étaient « pour la plupart » poursuivis pour avoir « participé sciemment à un groupement, (…) en vue de la préparation (…) de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens », pour les dégradations en réunion du centre d’entraînement du club de L1, et pour la dégradation d’une voiture de police, selon la procureure Dominique Laurens dans un communiqué. Ils encourent 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende, a-t-elle précisé.

La demande de report a été faite par une majorité des prévenus, et accordée par la présidente du tribunal, qui a souhaité tous les juger en même temps.

Dix-huit personnes avaient passé la nuit de samedi à dimanche en garde à vue suite aux dégradations et aux violences commises dans l’après-midi au centre d’entraînement de l’OM. Quatorze d’entre elles ont vu leur garde à vue prolongée dimanche soir.

La police avait interpellé 25 personnes dans la soirée parmi les supporters. Sept policiers ont été légèrement blessés, et trois véhicules des forces de l’ordre ont été dégradés dans ces incidents qui ont entraîné le report du match OM-Rennes initialement prévu samedi à 21h00.

Les incidents avaient commencé dès le début d’après-midi, quand quelque 300 supporters rassemblés derrière une immense banderole « Cassez Vous » et portant des drapeaux « Dirigeants Dehors », se sont massés devant les grilles de la Commanderie et ont allumé pétards, feux d’artifice et fumigènes.

Une partie de ces supporters est ensuite entrée dans l’enceinte du centre « y compris dans le bâtiment du groupe professionnel », selon l’OM.

Selon les dirigeants, les dégradations dans les bâtiments s’élèvent à « plusieurs centaines de milliers d’euros ». Le club a annoncé avoir porté plainte dès dimanche.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous