Coronavirus - Russie: sans reconfinement, le PIB n'a chuté que de 3,1% en 2020 sur un an

Cette chute est due "aux restrictions imposées pour combattre le coronavirus et à la chute de la demande mondiale de ressources énergétiques", a indiqué Rosstat dans une note explicative.

Les pertes les plus importantes ont été enregistrées dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration (-24,1%), la culture et le sport (-11,4%), et les transports (-10,3%).

Le secteur minier accuse également des pertes de plus de 10%.

Avant le début de la pandémie, l'économie russe avait connu une croissance de 1,6% sur un an au premier trimestre, suivie d'une dégringolade de 8,5% du PIB au deuxième trimestre, puis d'une contraction moins importante de 3,6% au troisième trimestre.

Bien que Rosstat n'ait pas publié de chiffres détaillés par trimestre, et sous réserve que les résultats n'aient pas été revus, l'économie russe devrait avoir rebondi de 7,4% au quatrième trimestre.

La chute du PIB de l'année 2020 s'est avérée moins forte que prévu par les autorités. La Banque centrale tablait sur une baisse de 4% du PIB et avait revu plusieurs fois à la hausse ce pronostic au cours de l'année.

Ce résultat s'avère meilleur qu'en Europe, où de nombreuses économies ont enregistré des chutes de leur croissance plus brutales, aggravées par des mesures de confinement plus longues et répétées en fin d'année.

En 2020, la Russie a enregistré une inflation de 3,4% sur un an, accompagnée d'une chute de 3,5% du revenu réel disponible des Russes, mesure la plus large du pouvoir d'achat, en baisse depuis des années.

Après une croissance atone de 1,3% en 2019, l'année 2020 devait être celle de la reprise, le Kremlin ayant lancé des "projets nationaux" -- des investissements d'envergure pour raviver l'économie.

Mais la crise pétrolière, qui a commencé en mars, puis le choc provoqué par l'épidémie de Covid-19 ont douché ces espoirs.

La Russie a en effet mis en place des mesures de confinement sévères dès fin mars, le mois d'avril ayant été complètement chômé, ainsi que le début du mois de mai.

Les prix du pétrole avaient par ailleurs fortement plongé dès le début du mois de mars, conséquence d'une guerre des prix entamée entre Moscou et l'Arabie saoudite. Un coup dur pour l'économie russe, très dépendante de la vente d'hydrocarbures.

Dans l'espoir de protéger une économie déjà fragilisée, les autorités ont ensuite exclu un nouveau confinement national face à la deuxième vague du coronavirus, qui a pourtant durement frappé le pays.

 
 
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