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En Birmanie, un putsch marque le retour des années noires

Après avoir perdu les élections de novembre, l’armée birmane a sifflé la fin de la transition démocratique qui avait débuté il y a dix ans. Les leaders civils, dont Aung San Suu Kyi, sont en prison.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

Ce lundi, le nouveau parlement birman issu des élections législatives de novembre aurait dû entrer en fonction. Les dirigeants militaires avaient de façon flagrante perdu cette élection : leur parti, l’USDP, n’avait gagné que 33 sièges sur 476.

Ils ont donc préféré mettre fin à la transition démocratique démarrée il y a dix ans : ils ont arrêté Aung San Suu Kyi, 75 ans, principale figure du pouvoir civil, ainsi que le président de la République, Win Myint, et d’autres responsables de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), qui avait gagné 396 sièges.

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