Coronavirus: le Conseil d’Etat donne raison aux exploitants de campings et parcs de vacances

Coronavirus: le Conseil d’Etat donne raison aux exploitants de campings et parcs de vacances

Le Conseil d’Etat a donné raison à Recread, qui représente des exploitants de campings et parcs de vacances au nord du pays, dans un arrêt rendu mardi. La fédération avait introduit un recours au Conseil d’Etat fin janvier afin d’obtenir les mêmes conditions que les hôtels, bed &amp ; breakfast et maisons et appartements de vacances non collectifs à la Côte, qui ont pu, eux, rester ouverts. La Conseil d’Etat « constate qu’à première vue, la ministre ne donne pas de justification adéquate » pour cette discrimination.

Selon l’arrêté ministériel du 28 octobre, les campings et parcs de vacances sont obligés de rester portes closes depuis le 3 novembre. Mais d’autres formules d’hébergement sont restées ouvertes. Pour Recread, des locations touristiques en camping et parc de vacances sont tout à fait possibles dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

Dans son arrêt, le Conseil d’Etat estime en effet que le principe d’égalité a été violé et ordonne la suspension de la mesure le 8 février prochain. Les membres de Recread espèrent donc pouvoir rouvrir leurs établissements à cette date, si le comité de concertation de vendredi n’impose pas de nouvelles mesures.

Selon la ministre flamande du Tourisme Zuhal Demir, cette décision est conforme avec la position des autorités du nord du pays. Elle affirme avoir à multiples reprises pointé ce problème à la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden, « hélas sans succès ».

La ministre Verlinden ne souhaite de son côté pas commenter l’arrêt. « Nous allons l’étudier pour décider ce qu’il faut en faire », indique sa porte-parole.

 
 
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