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Une danse féroce entre l’écrivain et sa mère

En extirpant à sa mère l’histoire de sa vie, Adriaan van Dis offre un roman puissant où frénésie et bienveillance esquissent un cruel et émouvant pas de deux.

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Responsable des "Livres du Soir" Temps de lecture: 3 min

Depuis son premier roman, Nathan Sid (1983), puis dans Les Dunes coloniales (1999) et dans Fichue famille (2003), l’écrivain néerlandais Adriaan van Dis se livre à ses lecteurs : son adolescence, son passé en Indonésie, ses trois demi-sœurs à la peau sombre, son père sévère et traumatisé. Il était temps de faire plus ample connaissance avec sa mère. C’est le sujet de Quand je n’aurai plus d’ombre. En fait, sa mère, il ne la fréquente plus. Le narrateur – c’est Adriaan van Dis, mais c’est un roman – a quitté la maison à 19 ans. Depuis, un coup de fil sporadique et trois visites annuelles lui suffisent. Elle ne s’en plaint pas. Les rares fois où il va la voir dans sa maison de repos, elle lève à peine les yeux de son livre. Elle doit bien s’en sortir seule : deux maris morts, deux filles mortes, une troisième en Italie et son écrivain de fils à Paris ou ailleurs.

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