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Autorité de protection des données: «Ne soyons pas naïfs, notre vie privée est sous pression»

« Il ne faudrait pas que les mesures mettant en péril notre vie privée subsistent après la crise. » Pour la première fois, les patrons de l’Autorité de protection des données (APD) défendent leur bilan, sur fond d’intenses conflits internes et de critiques.

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Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 7 min

Traçage, collecte massive de données, contrôle de quarantaine, « Passenger location form »… La crise covid a mis la vie privée à rude épreuve. Elle a aussi mis un coup de projecteur sur la jeune Autorité de protection des données (APD) mise en place en 2019 dans la foulée du Règlement général sur la protection des données (RGPD). Au four et au moulin, notamment dans un gros dossier l’opposant à Google, l’ex-Commission de la vie privée a aussi été ébranlée par de solides conflits internes comme le révélaient Le Soir et Knack le 15 octobre. Une lettre au vitriol, adressée au Parlement par deux directrices de l’APD (en écho à d’autres signaux d’alarme activés par la Ligue des droits humains et plusieurs juristes) dénonçait une « institution inopérante », « vidée de sa substance », minée par de « graves soucis d’indépendance » et « instrumentalisée » par le politique.

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15 Commentaires

  • Posté par Joute Dodo, vendredi 12 février 2021, 20:04

    David Stevens est téléguidé par des liberticides flamands. Il faudrait une enquête européenne sur le fonctionnement de l'APD et sur la destruction des données du LPF. On a un gros problème de protection des données dans ce pays.

  • Posté par paul martin, vendredi 12 février 2021, 12:32

    "Nous avons supposé que ces données [celles obtenues par le process du PLF] seraient détruites après quelques semaines." Magique.

  • Posté par Gil Vicente, jeudi 4 février 2021, 15:20

    La pose adoptée sur la photo par les deux employés/patrons en dit long ....

  • Posté par Moreau Michel, jeudi 4 février 2021, 11:17

    L'interview met parfaitement en lumière le dé-tricotage de l'espace politique par le formalisme réglementaire. Alors que le secteur privé s'est confortablement installé sur les gras pâturages de la dérégulation, le secteur public s'enfonce dans les sables stériles de réglementions impuissantes. Que ce soit au niveau des dirigeants, des exécutants, ou des surveillants, tout semble désormais reposer sur une édification minutieuse de règles sans cesse affinées, combinée avec le démantèlement systématique des moyens qui seraient nécessaires pour les mettre en action (une partie des budgets opérationnels ainsi libérés étant recyclée illico en budgets de consultants et de cabinets d'avocats). Ici, on entend exclusivement deux juristes satisfaits plaider leur propre cause : les règles sont excellentes, mais les moyens leur manquent et les procédures sont longues, alors ils font de 'leur' mieux, en suivant méticuleusement les arcanes juridiques : ce n'est déjà pas 'si mal', et pour le reste, on ne désespère pas de 'trouver des solutions', un de ces jours... Image de mères Thérésa du service public, nageant héroïquement contre les flots déchaînés de la précarité budgétaire et de la compétition administrative ! Mais derrière ce rideau de fumée au doux parfum d'encens (ou d'opium ?), et mis à part les interventions courageuses des deux directrices citées, aucune substance, rien, le vide : même pas d'unité informatique pour analyser sérieusement les innombrables fuites perçant les tuyaux que l'ADP est censée protéger. Rien qu'un cérémonial incantatoire : l'APD serait devenue "une véritable autorité de contrôle, qui peut donc sanctionner"... mais aux avis de laquelle certains ne doivent même pas répondre : un tigre tellement édenté qu'on ne lui demande même plus ces fameux avis, mais qui sait encore rugir qu'il "n’accepte pas l’insinuation selon laquelle on mettrait de côté l’APD". Qu'attend le Parlement ? Tous les Partis ont-ils adopté la stratégie du théâtre d'ombres ?

  • Posté par Duwelz Yves, mercredi 3 février 2021, 13:20

    Dormez sur vos deux oreilles bonnes gens on s occupe de tout ... comme pou les masques

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