Zakaria Bakkali, prêté par Anderlecht au Beerschot, va-t-il enfin relancer sa carrière? «Je suis content d’être parti»

Belga
Belga

Zakaria Bakkali en mauve, comme un air de déjà-vu. Prêté avec option d’achat par Anderlecht au Beerschot dans les derniers instants du mercato hivernal, l’ailier belge espère se débarrasser de l’étiquette « d’éternel espoir » collée à ses basques depuis un certain temps. Trop longtemps, peut-être. « Ce n’est pas ma dernière chance mais elle est importante », avoue le joueur de 25 ans, qui avait éclaté au PSV en 2013, avant de devenir Diable rouge sous le règne de Marc Wilmots. Puis de déchanter au gré des saisons et des pépins physiques.

Sur une voie de garage chez les Mauves, il va tenter de relancer sa carrière, lui qui n’a joué que deux rencontres cette saison avec Vincent Kompany. « Il y avait plusieurs options mais mon entourage et moi avons estimé que le Beerschot était la meilleure solution. C’est un bon club et mon père a habité dans le coin, à Hoboken. L’entraîneur (NDLR : Will Still) m’a expliqué les plans sportifs qu’il a pour moi et ils sont intéressants. Mais dans le football, il n’y a pas de garanties, c’est à moi de me montrer. Le Bakkali du PSV est toujours là », assure celui qui était arrivé au Parc Astrid en 2018, mais qui n’a jamais répondu aux attentes que la direction anderlechtoise a placé en lui.

« Je faisais le boulot »

S’il n’a guère pu se mettre en évidence cette saison, Bakkali n’entend pas pour autant cracher dans la soupe. Le principal intéressé, bien que loué, entend respecter, tant que faire se peut, son employeur. Pas de remords ou de déclarations tapageuses dans son chef, mais plutôt un regard déjà tourné vers l’avenir. Son avenir qu’il espère plus glorieux au Kiel. « J’allais m’entraîner tous les jours sans pour autant pouvoir jouer le week-end. C’est un sentiment difficile, mais je faisais le boulot. Je suis content d’être parti car je serais encore dans le noyau B d’Anderlecht. Je n’ai eu que deux matches cette saison. Comment l’expliquer ? Il faut voir avec les personnes du club ce qu’il s’est passé. Kompany a justifié mon renvoi dans l’équipe réserve. Laissons ça comme ça. Je ne vais rien rajouter à ses déclarations… », glissait un Bakkali, quelque peu désabusé. « Il m’a souhaité bonne chance et m’a dit qu’il sait que je peux retrouver mon meilleur niveau. »

Dans ce nouvel environnement anversois, l’ancien joueur de Valence n’aura pas à devoir gérer la pression extérieure, liée au standing du club dans lequel il évolue. Il va essayer de conquérir une place au sein de l’attaque du Beerschot, orpheline de Tarik Tissoudali, parti à Gand. « Je suis motivé à 100 % à l’idée de jouer pour le Beerschot. J’ai subi beaucoup de blessures, mais il n’est jamais trop tard. » À lui de jouer, dorénavant.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous