USA: McKinsey paie 573 millions de dollars pour solder des poursuites

Les termes de cet accord, annoncé jeudi par la procureure de New York Letitia James, indiquent que McKinsey n'a ni reconnu ni rejeté les faits qui lui étaient reprochés, une position qui permet au groupe d'éviter que des parties tierces se servent du compromis pour l'attaquer à leur tour en justice.

McKinsey a toutefois coopéré avec les États parmi lesquels New York, la Californie, le Connecticut, le Colorado ou encore l'Oregon.

"Les tactiques marketing cyniques et délibérées de McKinsey ont contribué à alimenter la crise des opiacés en aidant Purdue Pharma à cibler les médecins dont ils savaient qu'ils sur-prescrivaient les opiacés", a fustigé Mme James.

McKinsey a notamment conseillé Purdue Pharma, qui a plaidé coupable l'an dernier dans ce dossier, pour l'aider à doper les ventes, selon l'État de New York. Il a recommandé au groupe pharmaceutique de se concentrer sur les dosages élevés considérés comme les plus lucratifs, d'après les documents judiciaires produits par les plaignants.

Cet accord, conclu avec 47 États américains au total et le District de Columbia qui comprend la capitale fédérale Washington, doit encore être validé par un juge comme le réclame la justice américaine.

Outre la pénalité financière, McKinsey a aussi accepté des restrictions futures sur le champ de son activité: le cabinet n'acceptera plus de conseiller une firme sur le développement, la fabrication, la promotion, le marketing, la vente, l'utilisation d'un opiacé ou de tout narcotique.

Près d'un demi-million d'Américains sont morts d'overdose causée à la fois par des opiacés prescrits ou vendus illégalement entre 1999 et 2018, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

 
 
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