Georges-Louis Bouchez: «Ce qui sape le moral, ce sont les virologues qui disent que demain sera pire»

Georges-Louis Bouchez: «Ce qui sape le moral, ce sont les virologues qui disent que demain sera pire»
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Georges-Louis Bouchez était l’invité de La Première ce vendredi matin, jour de Comité de concertation. L’occasion de revenir sur une polémique entre l’homme politique et le virologue Marc Van Ranst, membre du GEMS. La semaine dernière, une certaine tension était palpable entre experts et politiques. « Quand les experts se prononcent, ils doivent faire preuve de loyauté par rapport à la décision politique », tonne-t-il. Epinglant principalement Marc Van Ranst, Bouchez estime que « s’ils sont payés par le gouvernement pour le conseiller, ils ont un devoir de réserve ».

Marc Van Ranst avait réagi à ces déclarations : « Le Premier ministre m’a demandé de communiquer avec prudence. Cependant, Georges-Louis Bouchez choisit de remuer les choses en insinuant que j’ai déjà ‘reçu de l’argent’ en tant qu’expert du GEMS. Vous mentez, ou bien vous êtes mal informé, ce qui est tout aussi grave car vous portez atteinte à la réputation des experts. »

Situation tendue donc, mais selon George-Louis Bouchez, « ce n’était pas une dispute, j’ai juste rappelé que les experts étaient là pour conseiller et pas décider. Marc Van Ranst a dit fin janvier à la télé qu’on n’ouvrirait pas les métiers de contact, alors qu’un Comité de concertation devait se pencher sur la question une semaine plus tard. Le problème c’est les politiques qui respectent les décisions, ou ceux qui les sapent à la TV ? A quoi servent les déclarations intempestives des virologues ? »

Mais toutes ces polémiques entre politiques et virologues ne risquent-elles pas d’influencer la confiance de la population dans les mesures prises par le gouvernement ? « Si vous voulez l’adhésion de la population, il serait bien que tout le monde s’en tienne aux décisions prises. Ce qui sape le moral, c’est les virologues ou le ministre de la Santé qui disent sans certitude que demain sera pire qu’aujourd’hui », tranche Bouchez.

 
 
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