Planète

« Le pessimisme a un effet paralysant »

« Le pessimisme a un effet paralysant »

Les voyages forment aussi l’imagination. C’est ce qu’a découvert Laura Van De Woestyne (27 ans) lors de son périple à travers le Vietnam et le Cambodge en 2017. Elle y a forgé son nouveau but dans la vie : sauver le monde. Non pas avec des armes éculées, mais à l’aide de bons conseils et d’une sacrée dose d’optimisme.

« Avant de partir en Asie, l’écologie n’était pas ma tasse de thé », reconnaît Laura aujourd’hui. « Mais, sur place, j’ai été choquée par le contraste entre la nature splendide et la masse de déchets sauvages qui la souillait. De hautes montagnes et des chutes d’eau vertigineuses y sont cernées par des déchets et du plastique. En Belgique, nous avons également un problème de déchets, mais on ne les a pas littéralement sous notre nez. »

Dès lors, quand avez-vous décidé de vivre vous-même sans déchets ?

« De retour en Belgique, j’ai commencé à approfondir le sujet. Les problèmes de pollution rencontrés en Asie du Sud-Est proviennent principalement de l’absence de systèmes de traitement des déchets. En revanche, je trouve incompréhensible de voir chez nous des déchets jetés sur la route ou dans la rue alors que les éboueurs passent deux fois par semaine. La meilleure manière de résoudre ce problème est de réduire drastiquement notre montagne de plastique. J’ai donc commencé à le faire en partageant mes conseils et expériences sur mon blog. »

Votre blog non seulement propose des conseils très pratiques, mais pointe également les principaux pièges.

« En effet. Lorsque j’ai démarré il y a trois ans, je voulais d’emblée vivre à 100 % sans déchets et végétarien. Mais, comme je cohabitais avec des amis et que je n’avais que le budget d’une étudiante, ce n’était pas toujours possible. Je me sentais donc coupable en permanence, alors que je vivais en réalité déjà de manière beaucoup plus écologique qu’avant. »

« Aujourd’hui, je l’aborde différemment. J’évite le plastique et mange moins de viande, mais je ne me sens pas mal si je n’y réussis pas. La “coupure” brutale, très peu pour moi. Tous les petits efforts comptent. Je mets donc tout en œuvre pour vivre le plus durablement possible, mais lorsqu’il m’arrive d’acheter quelque chose d’emballé dans du plastique, je ne m’en sens pas coupable pour autant. La prise de conscience est la première et la principale étape. Ensuite, vous franchissez celles que vous estimez faisables. »

Et est-ce suffisant ? N’est-il pas déjà trop tard pour la planète ?

« Je ne le pense pas. Je continue à envisager la situation avec optimisme. Le pessimisme ne nous aide pas à avancer. Bien entendu, nous devons communiquer en toute transparence et progresser sensiblement, mais broyer du noir ne nous apportera rien. Chez beaucoup de gens, des réflexions telles que “Nous ne pouvons tout de même rien y changer” ont un effet paralysant.»

« Il est probable que certains changements soient irréversibles. Mais, pour d’autres, il n’est pas encore trop tard. Restons donc optimistes et continuons à nous battre pour les choses que nous pouvons sauver, malgré l’urgence de la situation. Et elles sont innombrables ! »

Vous êtes une « éco-guerrière » digitale, mais vous travaillez également pour une agence de communication. Le monde des affaires est-il également perméable à la durabilité ?

« Absolument. L’agence pour laquelle je travaille se focalise sur l’impact positif. Les entreprises avec lesquelles nous collaborons entendent donc délibérément y apporter leur contribution. Sur le plan social et écologique, par exemple. Nous prenons cette tâche très au sérieux et ne collaborons qu’avec des entreprises qui aspirent vraiment à faire bouger les choses. En tout cas, nous ne pratiquons ni les slogans creux ni le « greenwashing » (faire apparaître ses activités plus écologiques qu’elles le sont réellement). »

« La durabilité est un sujet dont l’importance va croissant. Tout le monde doit participer à cette transition – les grandes entreprises comme les petits acteurs. Nous constatons ainsi que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire appel à nos services. Nous ne pouvons que nous en réjouir. »

3 conseils de durabilité de Laura pour les débutants
 

    1. Recherchez dans chaque pièce de votre habitation des solutions alternatives. Mais ne remplacez des produits qu’au moment opportun. En clair, n’achetez un détergent écologique que lorsque le flacon de l’ancien, non écologique, est vide.

    2. Achetez des vêtements de seconde main. La « fast fashion » a un impact négatif considérable sur l’environnement. Applications, sites et boutiques spécialisées permettent de dénicher une superbe nouvelle tenue vintage.

    3. Informez-vous auprès de votre commune s’il existe un système de compostage ou participez aux collectes spécifiques dans votre commune. Cela évite que des aliments pourrissent parmi d’autres déchets, et réduit les émissions de méthane.

 

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