Planète

« Theworldishome veut promouvoir une société sans plastique »

« Theworldishome veut promouvoir une société sans plastique »

À 46 ans, Madie est une véritable working girl. Polyglotte, elle parle six langues et mène une carrière internationale. « Mon quotidien a été pendant de nombreuses années, les avions, les voyages. Je n’arrêtais jamais et, même si j’ai toujours aimé la nature, je ne peux pas dire que c’était une préoccupation pour moi », explique dans un français parfait cette maman d’origine suédoise installée à Bruxelles depuis peu. « À la naissance de mes enfants qui ont 9,7 et 5 ans aujourd’hui, j’ai commencé à ralentir, à prendre plus le temps, à me rapprocher plus de la nature et y prendre du plaisir. En bonne mère de famille, je triais bien mes déchets et je pensais que c’était bien. J’étais en paix avec ma conscience ».

Le choc à l’autre bout du monde

Lorsque la petite famille décide, en 2018, de s’embarquer pour un tour du monde qui les mènera dans les Balkans, en Afrique, en Asie du Sud-est et au Japon, « je ne m’attendais pas à ce que j’allais découvrir. Cela a été un choc terrible ». En sortant des sentiers battus, Madie a découvert la réalité de plein fouet, celle qu’on peut voir dans les documentaires. « En Indonésie, on a vu une plage couverte de déchets plastiques. Il y avait des pots de yaourt qui venaient d’Allemagne… Ce n’est pas un touriste qui est venu là avec ses yaourts quand même. Lors d’une plongée au large des Philippines, alors que je pensais me diriger vers des magnifiques coraux, je me suis rendu compte que c’était des langes qui flottaient au fond de l’eau. Je me suis dit que ce n’était pas possible et qu’il fallait faire quelque chose ». De retour en Europe, Madie lance donc son organisation baptisée Theworldishome. « Je ne suis pas du tout du genre militante à la base mais le choc était tellement profond que mon but aujourd’hui est de faire prendre conscience aux gens de l’impact de leurs comportements quotidiens sur la planète. Ce n’est plus possible de vivre comme avant. Tout le monde est concerné ».

Son combat contre le plastique

« Nous voulons vraiment informer les gens. Nous croyons au changement individuel mais cela doit passer par une prise de conscience de chacun. On veut promouvoir une société sans gaspillage et sans plastique. Ce qu’il faut, ce n’est pas d’avoir moins de déchets mais ne plus produire de plastique tout simplement ».
Pour montrer que cette démarche n’est pas forcément compliquée au quotidien, Madie va lancer prochainement « un challenge en douze étapes et donc en douze mois. Avec des conseils, des tutos, des vidéos, on veut montrer aux gens que c’est possible. Chez nous, on générait en général une poubelle par semaine à cinq. Depuis que nous faisons ces choix, nous en sommes à une poubelle tous les trois mois. Tout le monde en est capable ». Et Madie a déjà fédéré une cinquantaine de volontaires autour de son action.

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