Réaction du gouvernement wallon attendue après l'annonce de TI Group Automotive Systems

Jeudi, lors d'un conseil d'entreprise, la direction de la société active dans le secteur des fabrications métalliques majoritairement destinées à l'industrie automobile, a annoncé son intention de se séparer de 40 travailleurs (34 ouvriers et six employés) sur les 117 occupés sur le site liégeois. L'entreprise fait partie d'un groupe américain qui possède 111 sites de fabrication dans 28 pays, dont trois en Belgique. La phase d'information et consultation de la procédure Renault débutera le 9 février.

Si un arrêt de travail a été observé jeudi en raison des deux assemblées du personnel qui ont été organisées pour informer les travailleurs, il a été convenu de ne pas mener d'actions à ce stade. "Une réunion est prévue mardi prochain. On souhaite d'abord bien comprendre le contenu de l'annonce avant d'entamer véritablement les débats. On va donc attendre de voir comment les discussions vont se dérouler et dans quel climat avant d'envisager des actions", a indiqué vendredi René Petit, secrétaire permanent CSC Metea.

Ce dernier en appelle toutefois à une réaction rapide du gouvernement wallon face aux diverses annonces de licenciement qui ont fait la une de l'actualité ces derniers temps. "On les compte à la pelle! Et encore, ce n'est que la partie visible de l'iceberg car il y a aussi de plus petites entreprises, sans représentation syndicale, qui licencient. Les dégâts sont, en fait, bien plus importants", assure-t-il. "Il faut que le gouvernement prenne des mesures pour stopper l'hémorragie, des mesures à la hauteur de la catastrophe qui est en train de se produire".

Deux pistes sont ainsi avancées par la CSC Metea, à commencer par l'abaissement de l'âge d'accès à la prépension en cas de restructuration. "Si on permet à des personnes d'accéder à la prépension, ce sont des emplois de jeunes que l'on sauve", insiste René Petit.

"De plus, la prolongation du chômage temporaire pour force majeure Covid-19, prévu jusque fin mars, permettrait de rassurer les employeurs et les actionnaires, qui se disent dans l'incertitude dans ce contexte difficile, et cela éviterait peut-être des licenciements", ajoute le représentant syndical.

 
 
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