Voyages à l’étranger: ce qui va changer pour les retours

Voyages à l’étranger: ce qui va changer pour les retours

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke a salué le modèle belge de gestion de la crise lors du Comité de concertation de ce vendredi. « La situation reste stable, mais elle est également fragile. Nous devons en tenir compte. Pour surmonter ces difficultés, il faut tester, isoler et vacciner. Nous faisons partie des meilleurs pays en Europe en matière de résultats au niveau de la vaccination. Il faut isoler les personnes contaminées des autres, et les tester. Il y a un atout belge, nous avons constitué une capacité de testing considérable ».

Le ministre de la Santé met en garde les personnes qui ne se font pas tester, notamment lorsqu’elles reviennent de voyage en zone rouge. « Pour ceux qui croient que ce n’est pas nécessaire de se faire tester, il faut pouvoir agir, intervenir et si nécessaire sanctionner. Avec les ministres-présidents des Régions, nous nous sommes engagés à ce qu’au plus tard le 1er avril, un système de sanctions sera mis en place pour ceux qui doivent se faire tester dans l’intérêt commun, et ne se font pas tester. »

Testing au retour de voyage en zone rouge

Soulignant l’importance des opérations de testing, qui doivent s’intensifier (il faut « doter les aéroports, les ports maritimes, les gares ferroviaires et les gares routières des moyens nécessaires pour le testing et d’assurer l’enregistrement numérique des tests réalisés sur place »), le Codeco précise « que l’obligation de test pour les voyageurs en provenance d’une zone rouge, actuellement à partir de 12 ans, est étendue à tous les enfants âgés de 6 ans et plus. Cela s’applique à la fois au test négatif avant l’entrée sur le territoire pour les non-résidents et au(x) test(s) après l’arrivée pour les résidents et non-résidents. »

Des sanctions en cas de refus de testing

La police disposera des données nécessaires à partir du 1er avril pour sanctionner les personnes qui doivent se faire tester mais ne le font pas, de retour d’une zone rouge par exemple, a annoncé le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, à l’issue du comité de concertation.

« Nous avons convenu d’un engagement de résultat : au plus tard le 1er avril, tout sera mis en place pour rendre possible la sanction de ceux qui doivent se faire tester et qui ne le font pas », a-t-il indiqué.

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne a précisé peu après, via communiqué, qu’il s’agira bien de transmettre « directement » à « la police et aux services d’inspection compétents » les données de qui s’est fait tester ou non et doit rester en quarantaine, où et pour combien de temps.

Le cadre réglementaire va être « adapté » pour permettre une implémentation au plus tard le 1er avril, et entre-temps des ajustements techniques auront lieu, pour que les listes de quarantaines soient complétées avec cette nouvelle information : la personne listée a-t-elle bien subi un dépistage à son retour de l’étranger ? Cela se fera sur base du code d’activation (avec lequel il faut se présenter au centre de test), et sans reprendre de données médicales, précise le cabinet du ministre.

La police locale pourra ainsi effectuer ses contrôles de manière plus « ciblée », indique-t-il.

 
 
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