Horeca, culture, parcs d’attractions, koteurs: les déçus des dernières mesures du Comité de concertation

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Horeca, culture, parcs d’attractions, koteurs: les déçus des dernières mesures du Comité de concertation

Objet de tensions politiques depuis quelques semaines, les professions de contact pourront rouvrir à partir du 13 février, a décidé vendredi le comité de concertation qui réunit les gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions. D’autres assouplissements sont également annoncés, notamment pour les campings, parcs de vacances et parcs animaliers ou les visites d’un bien immobilier.

Des annonces qui ne font pas que des heureux.

Le secteur de l’esthétique et du bien-être se sent discriminé

Les salons d’esthétiques se sentent « floués » alors que les coiffeurs rouvriront dès le 13 février. « Nous sommes le bouc émissaire d’un compromis politique », s’insurge Laurence Wuylens, présidente de l’Union nationale de l’esthétique et du bien-être (Uneb).

La décision de considérer les coiffeurs d’un coté et le reste des métiers de contacts de l’autre passe mal pour les professionnels de l’esthétique. « Je peux comprendre qu’on ouvre les vannes un peu à la fois, mais ce n’est pas juste. C’était tout le monde ou personne », estime Mme Wuylens. politiques savent ce que c’est d’aller chez le coiffeur, mais ne connaissent pas les salons d’esthétique. Ils ont voulu faire plaisir à la population », conclut-elle.

Le secteur de la nuit veut « des perspectives »

« J’ai envie qu’on nous parle de perspectives », a commenté Serra, porte-parole de la Brussels by night Federation, estimant que les autorités ne se préoccupent que de la santé physique, omettant la santé mentale.

Il s’interroge également quant à la stratégie du gouvernement, misant entièrement sur la vaccination. « Ce plan A ne donne déjà pas de perspectives pour un tas de gens, travailleurs comme spectateurs. Quel sera le plan B si la vaccination ne fonctionne pas ? Quand va-t-on en parler ? On a échoué avec les masques, le testing, le tracing, l’application… », se demande M. Serra.

« On recommence à ouvrir de la même manière qu’après le premier confinement et on a vu que cela n’a pas marché. Il faut trouver des solutions innovantes », estime le porte-parole de Brussels by night. Sur ce plan, il pense que le monde événementiel et de la nuit, habitué à chercher des solutions rapides, pourrait apporter sa pierre à l’édifice.

Arts de la scène : « aucune prise en considération de ce que nous représentons »

La Fédération des employeurs des arts de la scène (FEAS) a fait part de sa « profonde déception » alors qu’aucun assouplissement n’a été annoncé pour le secteur culturel. « Il n’y a eu aucune prise en considération de ce que nous représentons pour la société », a regretté Françoise Havelange, coordinatrice de la fédération, qui espère que le prochain comité de concertation (Codeco) du 26 février sera plus « positif ». « Indépendamment des aspects financiers, la culture est importante pour la santé mentale de la population. »

Les parcs d’attractions envisagent de saisir le Conseil d’État

Les parcs d’attractions belges envisagent de saisir le Conseil d’État alors qu’ils sont toujours contraints de rester portes closes, a fait savoir vendredi Steve Van den Kerkhof, CEO du groupe Plopsa, au nom des membres de Belgoparks, l’association des parcs d’attractions belges. Les différents parcs d’attractions trouvent injuste que le Comité de concertation ait décidé d’ouvrir les parcs animaliers.

parcs d’attractions belges demandent également des perspectives sur la réouverture. « Nous avons besoin de temps pour préparer la réouverture. Nous aimerions ouvrir d’ici les vacances de Pâques, mais même cette perspective ne nous est pas offerte. Nous ne pouvons plus continuer comme ça. Certains parcs d’attractions ont déjà subi des pertes de plus de dix millions d’euros. Pour les parcs Plopsa, cela représente plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires perdu. »

Les membres de Belgoparks envisagent donc de s’adresser au Conseil d’État. Les parcs d’attractions attendent la publication de l’arrêté ministériel et évalueront alors s’il y a lieu ou non d’introduire un recours.

La bulle pour les étudiants koteurs n’est pas encore d’actualité

Alors qu’un accord était intervenu entre les Communautés et les experts sur une bulle élargie pour les étudiants koteurs, le Comité de concertation n’est finalement pas allé en ce sens vendredi.

En réponse à la détresse psychologique que vivent de nombreux jeunes, cette bulle spécifique ou « bulle de kot » devrait permettre à six jeunes, kotant ensemble, d’avoir des interactions entre eux.

Le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA), a fait part, vendredi soir, de sa déception. « Nous avions un accord entre toutes les Communautés et avec les virologues. Je ne comprends donc pas pourquoi ce n’est pas possible. Cette mesure aurait pu donner des perspectives positives à une partie des étudiants qui sont fortement touchés par des mois d’isolement social », a-t-il déclaré.

Réouverture des coiffeurs, campings, zoos… : les annonces du Comité de concertation

Les coiffeurs seront les premiers à bénéficier de la réouverture des professions de contact. Ils pourront reprendre leurs activités à partir du 13 février suivis des autres professions à partir du 1er mars. Des conditions sont mises à cette réouverture en plus des protocoles existants : dix minutes entre chaque client, aération, nettoyage, rendez-vous, etc.

Conformément à un arrêt du Conseil d’Etat, les parcs de vacances, parcs de bungalow et campings pourront rouvrir à partir du 8 février selon les mêmes conditions que les autres types de logement, notamment la fermeture des bars, restaurants et installations communes.Le 13 février, les parcs animaliers pourront aussi rouvrir leurs portes mais seulement pour des activités en plein air et moyennant un contrôle strict de l’accès. Les agents immobiliers pourront reprendre les visites des biens à partir du 13 février.

Coronavirus: «Le Soir» répond à vos questions sur la vaccination

La Belgique dispose désormais de trois vaccins, ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca afin de lutter contre le coronavirus. La première phase de vaccination a déjà commencé notamment dans les maisons de repos et pour les professionnels de soins de santé.

En mars va débuter, la vaccination pour les plus de 65 ans, les patients à risque et les fonctions dites « essentielles ». En juin, toutes les personnes âgées de plus de 18 ans qui souhaitent se faire vacciner pourront l’être dans un centre.

Lors d’une journée spéciale « vaccination », ce mardi 9 février, les journalistes du Soir avec l’aide d’experts feront le point sur la vaccination en Belgique et dans le monde et répondront à toutes les questions que vous vous posez.

 
 
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