Ligue 1: OM-PSG, un «Classique» sur un volcan

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En tout début de saison, le match aller au Parc des Princes avait montré que, malgré le Covid-19 et la jauge de 5.000 spectateurs, le choc entre les deux rivaux restait capable de générer autant d’électricité qu’un orage d’été.

Chambrages entre joueurs ou entre supporters et joueurs, accusations de racisme, fautes grossières, bagarre générale et une avalanche de cartons jaunes et rouges pour finir: on avait peu parlé de football dans ce match remporté par l’outsider marseillais (1-0).

L’OM peut-il refaire le coup? Les joueurs qui se présenteront dimanche au Vélodrome ont en tous cas été secoués par huit jours d’une crise spectaculaire, même selon les standards élevés du club olympien.

«Ca a été des jours assez mouvementés, on va dire. Ce qui s’est passé samedi, c’était une première. Là, on a franchi un cap», a lâché vendredi avec un petit sourire le capitaine Steve Mandanda, qui en a pourtant vu d’autres en près de 15 ans au club.

Forte réplique

A quelques mètres de la salle de presse où s’exprimait le gardien marseillais, des dizaines de policiers avaient pris place sur le parking de la Commanderie, le centre d’entraînement du club, pris d’assaut la semaine dernière par des supporters furieux contre la direction et les résultats de l’équipe.

Huit d’entre eux sont aujourd’hui en détention en attendant leur procès le 24 février et le dispositif de sécurité entourant le match a été considérablement renforcé, même s’il se jouera trois heures après le couvre-feu.

Les incidents de samedi, du jamais-vu depuis 1999, ont été vécus comme un séisme à Marseille. Mais il y a encore eu une forte réplique mardi avec le départ de l’entraîneur André Villas-Boas, mis à pied quelques heures après avoir démissionné dans un scénario qui n’appartient qu’à l’OM.

En attendant la désignation d’un nouveau coach, c’est un étrange attelage qui a pris la responsabilité de guider l’OM, avec à sa tête Nasser Larguet, le directeur du centre de formation.

Difficile d’imaginer profils plus différents sur les bancs de touche que ceux de Mauricio Pochettino, une vie au plus haut niveau, et de Larguet, ancien DTN (directeur technique national) du Maroc et formateur reconnu, mais qui n’a qu’un seul match pro sur son CV, celui de mercredi à Lens (2-2).

«C’est un match que je n’ai pas travaillé avec eux. Je suis venu surtout avec un discours, celui de revenir aux fondamentaux, de mettre les joueurs devant leurs responsabilités et de leur donner confiance», a-t-il expliqué vendredi.

Sans Milik ?

Dans la tempête qui a soufflé sur Marseille, Larguet a aussi ramené un peu de tranquillité. «Je suis heureux, comme à chaque fois que je mets un short et des chaussures de foot», a-t-il dit.

Mais il y a tout de même un match à jouer et avant d’affronter le PSG et ses stars mondiales, l’OM n’en a gagné qu’un seul sur les dix derniers disputés toutes compétitions confondues. Il a notamment perdu sa dernière confrontation face au rival parisien, le Trophée des champions (2-1) le 13 janvier.

«Un derby, c’est un derby. Leurs joueurs donneront le maximum, comme les nôtres. Dans ce genre de matches, il est toujours difficile de prévoir ce qui va se passer», a cependant prévenu Pochettino, méfiant.

La défaite de la semaine dernière à Lorient (3-2) prouve aussi que le PSG n’est pas à l’abri d’un accident. Mais sur la route qui doit mener le club de la capitale à son grand rendez-vous du 16 février à Barcelone en Ligue des Champions, le coach argentin a enregistré quelques bonnes nouvelles.

Verratti (Covid-19) et Marquinhos (adducteurs) sont ainsi de retour. Ils devraient être titularisés au Vélodrome, où le seul absent dans l’équipe-type sera le gardien Keylor Navas.

A Marseille en revanche, c’est comme si une bonne nouvelle était déjà trop demander. L’avant-centre Milik, recrue phare du mercato touchée à la cuisse dès son premier match à Lens, risque ainsi de devoir renoncer. Mais l’OM n’est plus à ça près.

 
 
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