Diables rouges: le jour où Rodrigo Beenkens dérapait en s’acharnant sur Roberto Martinez (vidéos)

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Succédant aux historiques Arsène Vaillant, Frank Baudoncq, Roger Laboureur et Michel Lecomte, Rodrigo Beenkens était, depuis une bonne dizaine d’années, la voix des Diables sur la RTBF. Une page se tourne puisque c’est désormais Vincent Langendries qui s’y collera. Poursuivra-t-il après l’Euro ou Rodrigo Beenkens retrouvera-t-il les Diables ? La doute subsiste.

Une information qui vous touche vu vos nombreux commentaires à ce sujet. Il faut dire que Rodrigo a son propre style. Il commente les matches avec son cœur, tout en essayant de rester le plus objectif possible évidemment. Mais il a aussi dérapé...

Tout le monde se rappelle ainsi à ses commentaires lors du huitième de finale de Coupe du monde entre la Belgique et le Japon. Alors que le pays était assommé par le deuxième but nippon, le journaliste sportif de la RTBF a lancé de vives critiques à la 69e minute de jeu.

« Je ne vois pas de révolte chez Roberto Martinez. Il est là, les bras croisés, il ne bouge pas, il ne fait rien. Même pas un geste vers les joueurs, c’est à eux de se débrouiller ou quoi ? Je ne comprends pas », s’est-il emballé, lui qui manie habituellement les jeux de mots dans les bons comme les mauvais moments.

Finalement, les Diables rouges ont renversé la vapeur dans un match fou, remporté 3-2. « Bravo les Diables et bravo à Roberto Martinez qui a heureusement su rester calme (lui) et faire les bons choix dans l’adversité », a alors écrit Rodrigo Beenkens sur Twitter avec humilité.

Face aux critiques et au début de polémique, le commentateur s’est ensuite expliqué dans le JT de la RTBF. « Faut-il, en tant que commentateur, parler avec ses tripes, avec son cœur, faire parfois passer l’émotion avant la raison ? Je n’en sais rien. Mais à un moment donné, quand c’est 0-2, ce n’est pas tellement le score qui interpelle. Pendant les dix minutes qui suivent, on est plus près du 0-3 que du 1-2. Les Diables ne savent plus où ils sont sur le terrain, ils ratent des contrôles faciles, ils font des mauvaises passes. Là, je regarde le coach qui semble passif, c’est de la description, peut-être un petit peu trop d’interprétation. Et je le concède honnêtement, je ne suis plus du tout un commentateur, inconsciemment je deviens un supporter ! »

 
 
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