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Critique, essentiel: ah (mal) nommer les choses…

Le poids des mots. Le monde culturel a été choqué en étant considéré comme « non essentiel ». Aujourd’hui, les enseignants n’exerceraient pas un « métier à risque ».

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Ah les mots justes ! C’est Albert Camus qui disait : mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde… Le monde culturel porte ainsi le poids de la dénomination accolée à leur « profession » par la gestion du covid. « Non essentiel » : les artistes vivent le terme comme une souffrance, y voyant le manque de considération du politique pour leur rôle dans la société. Ces blessures devront être guéries « après » mais cela risque de laisser des traces.

Et voilà que ce sont les professeurs qui se sentent blessés. En cause ? La manière dont leur accès potentiellement prioritaire au vaccin a été officiellement balayé : « Les enseignants ne sont pas particulièrement plus à risque que d’autres professions. Ils ne seront pas intégrés dans cette phase de vaccination. » Et donc aujourd’hui, leurs syndicats parlent de grève.

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18 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, mardi 9 février 2021, 18:20

    Tout le monde prétend exercer un métier pénible, à risque et essentiel... puisqu'il y a des avantages associés à ces catégories de métiers! Cet égoïsme généralisé devient lamentable et grotesque.

  • Posté par MORNARD PASCAL, mardi 9 février 2021, 16:45

    il n’est pas question de ministre A ou ministre B . il y a bien un ministre de la santé en Belgique dont le rôle devrait être de régler ce genre de problème plutôt que de maintenir le niveau d’angoisse et de multiplier les interdictions. pour info https://youtu.be/w6zGkTOq6qs

  • Posté par MORNARD PASCAL, mardi 9 février 2021, 16:45

    il n’est pas question de ministre A ou ministre B . il y a bien un ministre de la santé en Belgique dont le rôle devrait être de régler ce genre de problème plutôt que de maintenir le niveau d’angoisse et de multiplier les interdictions. pour info https://youtu.be/w6zGkTOq6qs

  • Posté par Gallez Guy, mardi 9 février 2021, 15:15

    " le risque de contamination par les enfants et les adolescents reste considéré comme plus faible" . Dommage alors qu'on ne les aient pas autorisés à aller voir leurs grand-parents dans les homes. C'aurait été beaucoup plus rigolo.

  • Posté par Debacker Laurent, mardi 9 février 2021, 11:33

    Avant de juger ... a-t-on des chiffres qui permettraient d'étayer le risque encourru pas les enseignants? Avec l'année écoulée, on devrait quand-même pouvoir dire si les enseignants ont été plus touchés que la moyenne de la population, non?

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